Nous ne sommes pas maudits.

Notre Ancêtre primordiale, mère des punu s'appelait  Buanga qui veut dire création, chaque enfant de Buanga a dans ses gènes, les gènes de la création. Nous ne sommes pas riche parce que nous n'avons pas de pétroles mais nous ne sommes pas riche parce que nous manquions de créativité. D'ailleurs les Japonais n'ont pas de pétrole mais tout de même ils sont l'une des grandes puissances économiques de ce monde a cause de leur créativité.

Nous devons agir selon les gènes que nous avons.  Nous devons a nous faire preuve de créativité.
La nature ayant horreur du vide , ce manque de créativité entraîne l'occupation des petits métiers par d'autres africains et nations étrangères au Gabon.

Les enfants de Buanga que nous sommes  nous devons travailler à être créatifs, ouvrir des petits métiers et produire des produits de qualités.


Les raisons secrètes du limogeage de Bruno Ben Moubamba




CONFERENCE DE PRESSE
Bruno BEN MOUBAMBA
11 septembre 2017
Mesdames et Messieurs,
La présente conférence de presse a pour objectif d’éclairer l’opinion sur les fondements de mon départ du second Gouvernement ISSOZET NGONDET. Merci aux journalistes, au public, aux sympathisants et aux militants de l’ACR qui ont honoré de leur présence cet exposé destiné à la presse.
Merci également au Chef de l’État, son Excellence Ali BONGO ONDIMBA qui, en nous invitant à prendre part au premier Gouvernement ISSOZET NGONDET, a marqué une volonté de réconcilier la Nation.
Depuis son élection contestée en 2009, le Président Ali Bongo Ondimba a démontré, à la grande stupeur du système en place depuis des décennies, qu’il voulait réellement mettre fin à certaines pratiques et développer le pays. Cela n’a pas été très visible de l’extérieur car le système en question s’est rebellé contre cette volonté de changement et a cherché à la bloquer par tous les moyens. Ainsi s’est mis en place jusqu’en 2016 un complot intérieur, avec des ramifications internationales, visant à déstabiliser l’État et ses institutions. Pendant que le pays n’était pas mis en chantier et que les populations souffraient, les comploteurs continuaient de vider les caisses de l’Etat dans le but de préparer l’« après Ali ». Mais attention, non pas un « après Ali » qui verrait le Gabon se développer et les gabonais s’enrichir, mais au contraire un « après Ali » qui leur permettrait de maintenir le système servant si bien leurs intérêts et leur enrichissement personnel. Certains de ces comploteurs sont toujours au gouvernement et au pouvoir. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, six ans avant la fin du second septennat certains veulent encore s’enrichir sur le dos de l’Etat, notamment sur celui du ministère de l’Habitat et du Ministère de l’Economie pour préparer encore une fois l’ « après Ali » et le maintien de leur « Système PDG », du nom du parti au pouvoir depuis 50 ans.
Pour contrer cette prise du pouvoir par des personnes qui ne cherchaient qu’à bloquer le pays à nouveau, et pour longtemps, quitte à faire couler le sang des gabonais pour leur intérêt personnel, j’ai décidé en mon âme et conscience, et contre l’opinion manipulée, de préférer la stabilité de l’Etat en soutenant l’Institution du Président de la République et en «prenant acte» des résultats contestés mais bel et bien proclamés par la Cour Constitutionnelle.
J’ai compris le 31 août 2016, lors des émeutes, que le chaos était proche et que lorsqu’on met à terre les Institutions d’un Etat, au premier rang desquelles les Institutions du Président de la République et de la Cour Constitutionnelle, comme en Somalie, en Lybie ou ailleurs, la destruction et la terreur s’installent puis il faut des décennies pour se relever. Tout cela pour maintenir le système ? Non. Trop de sang a déjà coulé à cause de ces gens et je rends hommage aux innocents qui ont sacrifié leur vie ou qui sont emprisonnés pour leur pays. Le bilan reste flou mais est déjà trop lourd, il aurait pu l’être bien davantage, ce que souhaitaient certains pour que le pays soit placé sous tutelle internationale et pour préserver le système.
Quelques semaines plus tard, il m’était proposé d’entrer au Gouvernement pour servir le pays avec les idées qui sont les miennes dans le cadre d’une alliance objective, toujours intacte aujourd’hui, entre le Chef de l’Etat et le Président de l’ACR que je suis. J’ai accepté car je savais que je pouvais aider les gabonais et que j’étais prêt pour cela. Cette nomination comme numéro deux du Gouvernement ne signifiait pas ma soumission au PDG, Parti Démocratique Gabonais, parti majoritaire à l’Assemblée nationale. Bien au contraire, je suis resté opposant au Système. Néanmoins, nous formions une opposition responsable, capable de reconnaître les actions gouvernementales positives comme de condamner les mauvaises.
Je ne suis pas entré au Gouvernement pour défendre un système vieux de 50 ans et qui a failli.
J’ai récupéré un ministère en ruine, qui avait été fermé en 2011 à cause de la corruption effrénée, sans budget d’investissement ni de fonctionnement, je l’ai remis en ordre et j’ai payé de ma propre poche la plupart des factures. J’ai réhabilité d’administration qui avait été annihilée pendant le premier septennat, car il n’y a pas d’Etat sans administration. J’ai déposé au Conseil d’Etat et au Conseil des Ministres de nombreux textes juridiques et signé un arrêté sur le « Nouvel Odre Urbanistique ». J’ai trouvé des dizaines de partenaires et d’investisseurs, trouvé des budgets pour mettre le pays en chantier dans le secteur de l’Habitat. D’ici quelques mois les gabonais verront tous nos projets sortir de terre sauf s’ils sont bloqués par ceux qui ignoreraient la continuité administrative ou qui reviendraient à la politique de corruption que j’avais interdite. J’ai résolu des conflits qui duraient depuis des années comme celui de YU8. J’ai relancé la base Daaco, tenté de discipliner la SNLS et la SNI. J’ai restauré l’autorité de l’Etat à Angondjé et à Bikélé. J’ai fait des propositions qui pourraient sortir le pays du naufrage économique et social et pour paraphraser Saint Paul : « j’ai combattu le bon combat et n’ai pas perdu la foi ». J’ai achevé ma course au ministère de l’Habitat mais les idées d’un homme ne meurent jamais. Le programme des 10 000 logements par an que j’ai annoncé était sur le point de commencer quand la circulaire « surprise » 14-49 du Premier Ministre a tout arrêté le 6 septembre 2017.
En effet, depuis ma nomination, j’ai déjoué et bloqué de nombreux trafics fonciers, empêchant certains de s’enrichir de façon démesurée au détriment de la Terre gabonaise. Il a donc été tenté, en vain, de me faire sortir du gouvernement lors du récent remaniement. Je n’ai du mon maintien qu’à la seule volonté du Président de la République. N’ayant pas pu se débarrasser du gêneur que je suis, le seul moyen de continuer le pillage foncier était donc de retirer au Ministre de l’Habitat sa capacité de protection de notre territoire national, ce qui n’a pas tardé : deux semaines après le remaniement.
La circulaire 14-49 retire la plupart des pouvoirs du Ministère de l’Habitat, de la Ville et de l’Urbanisme et les donne à un Ministre délégué dépendant directement du Premier Ministre. Le Ministère de l’Habitat devient donc une coquille quasi vide. Je précise ici que cette circulaire retire également des prérogatives liées aux affaires foncières au Ministère de l’Economie pour les remettre également à la Primature.
En l’absence de tout dialogue et de concertation avec le Premier Ministre qui ne m’a jamais reçu depuis un an pour une séance de travail, j’ai choisi de prendre mes responsabilités en contestant le management du Chef du Gouvernement afin de le pousser à me démettre et donc à se dévoiler publiquement.
Le Chef du gouvernement ISSOZET NGONDET m’a accusé de manquer de solidarité pour justifier mon départ du second gouvernement. Mais pour qu’il y ait solidarité il faut qu’il y ait débat et travail collectif sur les sujets qui concernent mon Ministère. Un gouvernement d’ouverture est une responsabilité réciproque au sein d’un groupe de personnes obligées les unes à l’égard des autres par rapport à des engagements politiques, pour faire avancer le pays. Le Chef du gouvernement a manqué à cette obligation vis-à-vis du Président de l’ACR que je suis.
Le Conseil interministériel et le Conseil des ministres sont effectivement les lieux de débats et de collaboration de l’action gouvernementale, mais lorsque le Premier ministre ISSOZET NGONDET agit autrement, en dehors de ces forums et du cadre administratif et règlementaire, en nous mettant devant le fait accompli du dépouillement de nos prérogatives ministérielles, où est la solidarité gouvernementale ?
Je vais maintenant m’excuser d’entrer dans une partie assez technique :
S’agissant du décret de nomination, en procédant au remaniement du Gouvernement, le Premier Ministre a transféré un certain nombre de compétences du ministère de l’habitat, à la Primature. Et pour formaliser ce transfert, il a pris de façon discrétionnaire, une note circulaire le 6 septembre 2017, par laquelle il indique clairement que le Ministre Délégué auprès du Premier Ministre assurerait dorénavant la tutelle de la plupart des services-clés du département dont nous avions la charge, qu’il aurait par ailleurs autorité sur les Direction Générale de l’Urbanisme et des Aménagements Fonciers (DGUAF) faisant partie intégrante des services placés sous mon autorité par le décret portant organisation et attribution du ministère de l’Habitat. Étant donné que la note circulaire numéro 1449/PMCG du 6 septembre 2017 est une violation flagrante de la législation en vigueur et que les bonnes pratiques gouvernementales n’ont pas été observées dans l’élaboration de ladite circulaire, nous sommes obligés de porter la question, en notre âme et conscience, devant l’opinion en nous exprimant par des voies accessibles à tous.
En effet, la circulaire du Premier Ministre datée du 6 septembre courant, rend sans objet la présence d’un Ministre titulaire en charge de ces questions.
Le problème à venir transparaissait déjà dans le décret numéro 252/PR du 21 août 2017 fixant la composition du Gouvernement. Ce décret affecte au Premier Ministre, un Ministre Délégué ayant la charge délibérément vague « des Affaires foncières et du domaine public ».
S’il est habituel de voir un Premier Ministre affublé d’un Ministre Délégué, il est étonnant qu’on confie à ce Ministre Délégué des compétences qui relèvent d’un Ministère existant et fonctionnel. Ce simple fait suggère que le Premier Ministre, plutôt que de diriger l’action du Gouvernement comme le veut l’article 29 de la Constitution, a décidé de s’arroger la direction du Ministère en charge de l’Habitat, de l’Urbanisme, du Cadastre et des Travaux Topographiques.
Or, il est bien connu dans les principes du droit administratif que le Premier Ministre ne dirige ni un super ministère ni un premier ministère comparable aux départements ministériels. S’il assure la coordination de l’action du Gouvernement en tant qu’institution collégiale, juridiquement, il n’est pas le supérieur hiérarchique des Ministres dès lors qu’il ne peut ni annuler leurs décisions ni se substituer à eux pour exercer leurs compétences.
Juridiquement, le Premier Ministre et les Ministres - en dépit des distinctions protocolaires et politiques - sont placés sur un pied d’égalité. En droit strict donc, l’autorité du Premier Ministre ne s’exerce que sur un certain nombre de services qui lui sont rattachés à l’exemple du Secrétariat Général du Gouvernement.
Le Premier Ministre ne peut donc se substituer à un autre membre du Gouvernement pour exercer ses prérogatives à sa place sans enfreindre les prescriptions de la légalité. Or, c’est ce qu’il fait en attribuant l’ensemble des compétences d’un Ministre à un Ministre Délégué qui lui est rattaché et auquel il attribue discrétionnairement des compétences qu’aucun texte autre que sa seule note circulaire ne lui reconnaît. Ce qui, autrement exprimé, signifie que c’est le Premier Ministre lui-même qui, sans le dire, sans l’expliciter, sans en avoir l’air, est le titulaire véritable dudit portefeuille.
Bien sûr, le Premier Ministre a des attributions administratives que lui reconnaissent la Constitution et le décret fixant ces dernières. Il en est de même des autres Ministres.
En l’occurrence, le décret numéro1496/PR/MHUEDD du 29 décembre 2011 qui porte attributions et organisation du Ministre responsable de l'Habitat, de l'Urbanisme et du Cadastre, est chargé de l'orientation, de la conception, du contrôle et de l'évaluation des politiques publiques. En tant que Ministre responsable de l’exécution de la politique du Gouvernement en matière d'habitat, de logement, d'urbanisme, d'aménagements fonciers, de travaux topographiques, de cadastre et de cartographie, en liaison avec les autres départements ministériels et les collectivités locales concernés, c’est à ce Ministre que revient la responsabilité de l’application des textes fixant :
- La composition du domaine de l’État et les règles qui en déterminent les modes de gestion et d’aliénation;
- Le régime de la propriété foncière;
- La concession d’aménagement foncier en République gabonaise;
- L’organisation et la gestion de toutes les administrations centrales qui en relèvent;
- L’organisation des Conservations des propriétés foncières et des hypothèques;
- La Cession et la location des terres domaniales, etc.
Ces matières sont considérées comme les moyens qui permettent au Ministre en charge de l’Habitat, de l’Urbanisme, du Cadastre et des travaux topographiques, de conduire les politiques publiques dont le Ministère a la charge. L’objectif étant de répartir les attributions entre quelques grandes unités homogènes aux compétences bien définies afin de favoriser la cohérence générale de l’organisation administrative de l’Etat.
Un tel aménagement organique des compétences a été fixé par décret délibéré en Conseil des Ministres, après avis du Conseil d’Etat. Si donc ces attributions doivent être réaménagées, elles ne peuvent l’être qu’au moyen d’un autre décret. Parallélisme des formes et compétences oblige, le Premier Ministre ne peut, méconnaissant le sens et la portée des dispositions normatives existantes, par le biais d’une simple mesure d’ordre intérieur à sa convenance qui n’affecte pas l’ordonnancement juridique, s’auto-attribuer ces matières sans commettre une erreur de Droit.
Un Ministre Délégué a vocation à exercer son office, sans être en concurrence, auprès du titulaire du portefeuille pour lequel il reçoit des compétences d’attributions. Si le décret portant attribution de compétences à un Ministre Délégué - et c’est un principe général de Droit - dispose que l’intéressé contresignera les décrets relevant des compétences qui lui sont attribuées par délégation, il reste que le contreseing d’un Ministre Délégué placé auprès d’un Ministre ne peut que s’ajouter à celui de ce Ministre, jamais s’y substituer. Qui plus est, l’omission du contreseing d’un Ministre Délégué placé auprès d’un Ministre n’entache pas d’illégalité un décret contresigné par ce Ministre.
C’est pour toutes ces raisons que j’ai poussé le Premier Ministre à mettre fin à mes fonctions de Ministre d’État.
CONCLUSION :
Mon alliance objective avec le Président est intacte, en tout cas de mon point de vue. La présence des adversaires du développement du Gabon et donc du Chef de l’État dans tous les bords politiques et certains plus proches encore, dans les cercles de pouvoir est forte, avec pour seul objectif, ne vous y trompez pas, le maintien du Système qui détruit le pays depuis 50 ans.
Je veux pour mon pays, et comme quelques autres autour du Chef de l’Etat, le progrès du Gabon, notamment par une réelle égalité des chances, en réalité rejetée par les acteurs du système, qu’ils soient d’une certaine opposition ou du côté du pouvoir puisqu’ils font toujours la promotion de leurs et de leurs prérogatives avant tout.
Parce qu’une Nation ne traverse que des épreuves, elle doit être animée par des acteurs politiques qui sont capables de supporter les épreuves.
C’est ce que je fais depuis mon entrée en politique lors la publication de ma lettre ouverte en décembre 2008 et jusqu’à mon limogeage du Gouvernement, en passant par la grève de la faim de 2009 qui est ma signature politique, les difficultés à l’Union Nationale et à l’UPG, les dangers mortels vécus à Ndendé et demain sans doute à Moabi ou lors de mon expulsion manu-militari du siège de l’UPG en 2015.
J’appelle le pays à supporter les épreuves avec un esprit de sacrifice quotidien pour la Nation. Et j’appelle plus encore les sacrificateurs à ranger leurs armes pour le bien du Peuple Gabonais.
Je vais continuer à me battre pour le Peuple Gabonais, préparer ma candidature aux législatives et assumer un leadership politique de la Province de la Nyanga. Mes ambitions nationales restent intactes et je servirai toujours la République là ou la Providence m’enverra.
Dieu bénisse le Gabon,
Je vous remercie,
Bruno BEN MOUBAMBA

L'ECONOMIE DE LA NYANGOU AUTREFOIS

Le Nyangou regroupe deux provinces de la partie méridionale du Gabon. Il s'agit de la région de la Nyanga et celle de la Ngounié. La province de la Ngounié possède de nombreuses villes dont la capitale provinciale est Mouila, les préfectur.es (Fougamou. Mandji. Mimongo, Mbigou, Lébamba et Ndendé) et des sous-préfectures (Yetsou et Malinga). Quant à la province de la Nyanga, elle a pourcapitale Tchibanga appelé ~1asanga par les nabitants de la ville. Elle a des préfectures (Mayumba, Moabi, et Ndindi) et une sous-préfecture Mabanda.

Le Nyangou est une région riche : son marbre est en exploitation, son minerai de fer et ses gisements de pétrole prêts à être exploités, sa forêt et les industries du bois qui peuvent s'y développer offrent au Nyangou des possibilités industrielles et minières. Il convient de souligner que la présence àu fer
a longtemps entretenu l'artisanat de la forge dans la région. En ce qui concerne
l'artisanat dans le Nyangou, il faut remarquer une production originale, les célèbres pierres de Mbigou, pierres sculptées et polies en formes de statuettes, de bustes et àe têtes par des artistes qui, àe père en fils, se sont transmis un


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art authentique. Les artisans du Nyangou produisent aussi des poteries, des objets en bois d'ébène, de padouk, en ivoire, en vannerie et des masques blancs de danse. La représentation à face blanche de ces masques appelés parfois improprement masques Mpongwé est un exemple célèbre de l'art plastique du Gabon.
Il faut noter que quatre-vingt cinq pour cent de la population vit de l'agriculture qui est, avec l'élevage, l'atout majeur d'une région qui peut apporter au Gabon les produits vivriers qui lui manquent. Il convient toutefois de distinguer l'élevage traditionnel qui concerne les moutons, chèvres, porcs etvolailles, de l'élevage industriel des bovins pratiqué au ranch de Mongo. En plus
des cultures traditionnelles: bananes(4), flmsa, Musaceae, taros, CoLacasia escJ-
~enta Schor;t.. ananas, Ananas Comosus (L.) Merr, Brome Liaceae, patates douces, ' ,:1
Ipomaea batatas L., ConvoZ.vzûaceae" aubergines, Solar.::..a,; mez'ongena L., Solanaceae~
cannes à sucre, Sacchazoum officir.aI'WTl L., Gramineae, ignames qui ne poussent convenablement qu'en milieu forestier, les paysans du Nyangou cultivent le riz, ~yZa sativa L., ~amineae, le tabac, Nicotiana tabacum L., SoLanaceae, l'arachide, le mais, Zea mais L., Gramineae, le café, Coffea robusta L., Rubiaceae. Dans le Nyangou poussent le palmieràhuile(5)et de nombreux arbres frui-~
tiers dont le manguier, Mangifera in.dica L., Anaccuûiaceae, l'avocatier, Pers~ Ct: gratissima L., Lauraceae, l'oranger, Ci~ûs aurantium L., Rutaceae, le papayer,Carica papaya L., Caricaeae, le  citronnier, Citrus medica L., Rutaceae, le mandarinier,_Ciu-us nobil.is L., R"vltaceae, le goyavier, Psidium sp., M.aotaceae, et l'arbre à pain, Artocarpus sp. , Moraceae.

La chasse au filet, aux pièges, à l'arbalète et au fusil est très active,mais la pêche est encore peu développée.

Munadji 76


Les mesures incitatives pour l'éclosion des technologies dans le sud.


Les autorités doivent créer un climat propice à l’éclosion des nouvelles technologies grâce a l'ouverture  des écoles privées et  la création des websites e-commerce et e-learning.

Les autorités doivent promouvoir les autoroutes de l'information  en introduisant très tôt a l’école,  la connexion internet  et des ordinateurs. L'introduction dans le  cursus de l’éducation des matières en littérature informatique. Les autorités locales doivent être les premiers demandeurs en NITC. Ils doivent investir dans le domaine des multisites, applet pour rapprocher l'administration du cœur des populations. L’installation du réseau WIFI dans toute la ville sera d'un grand apport pour ceux qui peuvent pas payer une connexion.

Le défi d'une nouvelle économie dans le sud.



Il s'agit de changer les paradigmes d'une économie rurale en une économie plus régional, et global. pour cela nous devons dénicher les secteurs qui ont une forte demande, pour l'instant il y a une forte demande pour les produits agricoles de qualités et produits ménagers non toxiques. 


Il va falloir une nouvelle ambition dans l’économie verte. Il s’agit de développer de nouvelles pratiques et technologies dans ce secteur, et la Nyangou doit se positionner comme le leader de l’écologie dans le Gabon.

Quelques définitions sur l'économie.

Économie politique et p. ell. Économie. Ensemble de ce qui concerne la production, la répartition et la consommation des richesses et de l'activité que les hommes vivant en société déploient à cet effet. Synon. récent science économique(cf. économiste ex. 2) :
3. C'est ainsi que l'économie politique classique analyse et systématise certains modèles économiques et certaines conduites collectives régulières touchant la production la plus efficace et les échanges les plus avantageux, afin d'indiquer les meilleurs moyens d'aboutir à la prospérité dans un cadre social déterminé (dont la variabilité lui échappe bien souvent). Traité de sociol.,1967, p. 22.
Spéc. Système général dans lequel vit une collectivité, une nation. L'économie féodale était une économie fermée où les échanges commerciaux étaient réduits au minimum et où le rôle de la monnaie était donc insignifiant (Gds cour. pensée math.,1948, p. 516).Économie socialiste ou planifiée (Traité sociol.,1968, p. 10):
4. Ce succès matériel, depuis 1870, était dû (...) surtout à des clients nombreux en Orient et en Amérique, dont les appétits s'éveillaient et qui n'avaient pas encore appris à y pourvoir eux-mêmes. L'économie dite libérale, en réalité très rigoureuse, excitait les initiatives et ne tolérait que des chefs éprouvés. Chardonne, Attachements,1943, p. 173.
SYNT. Économie libre, concertée, dirigée (cf. Lesourd, Gérard, Hist. écon., 1968, p. 171). (Société d') économie mixte (cf. Belorgey, Gouvern. et admin. Fr., 1967, p. 62).
Prononc. et Orth. : [ekɔnɔmi]. Ds Ac. 1694 et 1718 sous l'anc. forme œconomie. Ds Ac. 1740-1932 sous la forme mod. (cf. économe1).

Le cas MAGANGA MOUSSAVOU




Est ce que la nomination du vice président est une bonne chose pour l’économie de la Nyangou?

Le vice president comme tout le monde le sait n'a aucune manette de commande, c'est une fonction purement symbolique,  mais il peut par sa personne influencer certaines décisions. Comme Dijob Divungi, nous attendons pas à un grand miracle de la part des décideurs..

Cependant on peut relever que lors du passage de Dijob  à la vice présidence, il a donné un coup de fouet  à certains projets  comme la route Mouila Ndende,  Lebamba.

Nous attendons aussi que Maganga Moussavou pèse de tout son poids pour que les projets de de l’université de Mouila, l’école des mines de Tchibanga , l'électricité de la Ngounié et la Nyanga.

Il faut reconnaître les qualités de l'homme , un technocrate et un entrepreneur accomplis.
Ensuite il n'a pas peur de confronter les mauvais collaborateurs.

Le cell-phone une opportunité pour les nouvelles technologies



  Aujourd’hui  l’avènement des cell-phones ouvre des nouvelles opportunités. Le cell-phone ne sert pas seulement à faire des selfies, ou à consulter son facebook, avec le cell-phone on peut consulter des informations, discuter ou échanger, on peut aussi faire des transferts d'argents, avoir un crédit en ligne, écrire un blog, ou consulter son email.

L'utilisation du cell-phone dans l'afrique de l'est est très développé, les  femmes paysanes du Kenya, Tanzanie, Ethiopie font leurs achats à l'aide du cell-phone , mais aussi elle peuvent vendre au travers du cell-phone, parler avec leurs clients dans le monde entier.

Alors à quand la révolution chez nous en Afrique centrale?
Alors à quand la révolution dans la Nyangou?

Je rêve de ce jour oú nos mamans  pourront vendre leurs cafés, cacaos, maniocs au travers du cell-phone.


LA SCIENCE PUNU DES PARTICULES

Étant à la recherche d'une description des mouvements des particules, de ce faire, nous avons besoin d'un moyen commode de représenter les positions des pics et des creux de chacune des deux ondes. En langage technique, on parle de phases. En langage familier : deux choses sont « en phase » si elles se renforcent l'une l'autre de quelque façon, ou « pas en phase » dans le cas contraire.
Ce mot estégalement utilisé pour décrire la Lune : suivant un cycle de 29,5 jours environ, la Lune passe de « pleine » à « nouvelle », avant de redevenir « pleine ». L'étymologie du mot « phase » provient du grec phasis , qui signifie « apparition et disparition d'un phénomène astronomique », comme par exemple les aspects de la surface lunaire. Son usage actuel dans le champ scientifique fait référence aux phénomènes cycliques. C'est cette notion que nous allons adapter pour élaborer une représentation graphique des positions des sommets et des creux une phase par un cadran d'horloge pourvu d'une aiguille unique. Cela nous donne la liberté de représenter visuellement toutes les valeurs possibles sur 360°. L'aiguille peut pointer sur n'importe quelle heure : midi, trois heures, neuf heures et tous les points intermédiaires. Dans l'exemple des phases lunaires, la nouvelle lune NGONDI est représentée par l'aiguille pointant sur 12 h, le premier croissant TSUNGUI à 1 h 30, le premier quartier à 3 h, la phase gibbeuse croissante à 4 h 30, la pleine Lune MWETSE  à 6 h et ainsi de suite. La situation concrète de l'aspect lunaire est ainsi représentée par un symbole abstrait, la position d'une aiguille sur un cadran. L'aiguille en haut du cadran se traduit immédiatement par la nouvelle lune, et même des positions intermédiaires ont du sens : l'aiguille sur 5 h signale la proximité de la phase de pleine lune. Ce recours à des figurations abstraites est indispensable en physique – c'est essentiellement à cela que servent les mathématiques aux physiciens. La puissance de cette approche tient au fait que les symboles abstraits se prêtent à des manipulations simples permettant d'aboutir à des prévisions certaines touchant au monde réel. C'est ce rôle que jouent, des positions relatives des creux et des sommets des ondes ; nous pourrons dès lors calculer si elles s'annulent ou se renforcent lorsqu'elles se rencontrent.

La figure 3.3 représente à un instant donné deux ondes à la surface de l'eau. Des horloges affichent 12 h pour les sommets et 6 h pour les creux ; comme dans le cas des phases lunaires, toutes les positions intermédiaires ont aussi du sens. La distance entre deux creux ou deux sommets successifs de l'onde est une grandeur caractéristique, appelée longueur d'onde. Les deux ondes de la figure 3.3 ne sont pas en phase, elles ont même des phases totalement opposées, car on voit que les sommets de l'onde.

du haut correspondent exactement aux creux de l'onde du bas, et vice-versa. Il est clair que si on additionne ces deux ondes, elles s'annulent totalement : c'est la ligne horizontale qui représente l'état de l'onde résultante au bas de la figure. En l'image de l'horloge, nous voyons que les aiguilles indiquant 12 h de l'onde du haut, correspondent aux aiguilles marquant 6 h pour l'onde du bas ; en tout point, elles indiquent des directions exactement opposées.
En opposition de phase par rapport à l'onde du bas, c'est-à-dire que les sommets de l'une correspondent aux creux de l'autre. Dans un tel cas, le résultat est nul : une ligne horizontale représente l'état de « l'onde résultante » au bas de la figure. Il est bien possible qu'à ce stade, l'emploi des horloges paraisse une complication inutile. Il est bien vrai que pour additionner deux ondes à la surface de l'eau nous pourrions nous contenter de faire point par point la somme algébrique de la hauteur des ondes. Mais nous avons une bonne raison pour justifier l'introduction des horloges : particules quantiques. Ceci dit, il nous faut maintenant une technique pour additionner les horloges. Dans le cas de la figure 3.3, le résultat est zéro, pour l'ensemble des horloges. Mais bien sûr, ce n'est valable que dans le cas particulier de deux ondes en opposition de phase. Or il nous faut effectuer le calcul dans le cas général d'ondes présentant des décalages quelconques et des formes quelconques. La figure 3.4 représente à nouveau deux ondes, mais avec un décalage qui n'est pas aussi extrême que dans l'exemple précédent. Comme auparavant, des cadrans et des aiguilles repèrent les sommets, les creux et les points intermédiaires des ondes. Par exemple, l'aiguille affichant 12 h pour le sommet de l'onde du haut correspond à celle indiquant 3 h sur celle du dessous. La règle d'addition sera la suivante : on fait coïncider la pointe d'une aiguille avec le début de l'autre, puis on forme un triangle dont le troisième côté est la somme recherchée.


Comme le montre la figure 3.5, on obtient une nouvelle « aiguille d'horloge », de longueur et .
Pour effectuer un calcul précis au lieu de se limiter à une représentation géométrique, il faut employer la trigonométrie. Par exemple, dans la figure 3.5, nous effectuons la somme de l'aiguille indiquant 12 h et de celle indiquant 3 h. Supposons que ces deux aiguilles aient une longueur de 1 cm (ce qui revient à dire que la hauteur des crêtes et la profondeur des creux de l'onde dans l'eau sont de 1 cm). Quand elles seront mises bout à bout, elles formeront un triangle rectangle ayant deux côtés de 1 cm.



La nouvelle aiguille aura la longueur du troisième côté du triangle : l'hypoténuse. D'après le théorème de Pythagore, le carré de l'hypoténuse est égal à la somme des carrés des côtés de l'angle droit : avec et . Donc . De ce fait, la longueur de l'aiguille résultante est égale à la racine carrée de 2 : cm approximativement. Quelle sera la direction de cette troisième aiguille ? Il faut déterminer l'angle désigné par θ sur la figure. Dans ce cas particulier d'un triangle rectangle isocèle, et sans utiliser de trigonométrie, il apparaît clairement que θ = 45°. Cependant, notre technique d'addition aux hauteurs des deux ondes. Si la somme pointe vers 12 h, la hauteur de la crête de l'onde résultante est simplement égale à la longueur de l'aiguille. Si elle pointe vers 6 h, cela correspond à un creux de l'onde, de profondeur égale à cette même longueur. Si l'horloge marque 3 h (ou bien 9 h), on voit bien que la hauteur de l'onde est nulle, puisque l'aiguille est à angle droit par rapport à la direction de 12 h. Pour obtenir la hauteur de l'onde pour n'importe quelle position, il faut multiplier la longueur de l'aiguille ( h ) par le cosinus de l'angle que fait l'aiguille avec la et le cosinus de 45° vaut à peu près 0,707 (on rappelle que 1/√2 =√2/2=0.707)de sorte que la hauteur est égale à la longueur de l'aiguille multipliée par 0,707). Si vos souvenirs de trigonométrie ne vont pas si loin, n'hésitez pas à sauter ces détails. Seul compte le principe du calcul : la hauteur de l'onde se déduit de la direction de l'aiguille.

Interjections en yipunu

1°. — Le punu marque ses sentiments par des interjections.
Pour affirmer une chose, il emploie le mot : Mwiri qui est le nom d'un fétiche, en réponse à l'injonction de faire serment : Le !, jure ! u leva : faire serment.
Pour marquer l'étonnement, il invoque les noms de son père, de sa mère, frère, oncle... : Tatè ! Mon père !. — Mamè ! Ma mère ! — Djyadjyè ! Mon frère aîné ! — Pour exprimer la colère envers quelqu'un, il lui dira : u fu ! Crève !
La menace par : Kèla ! Attention ! — Kebana ! Prends garde !
Le mécontentement par : Ndedjyo, nesi ! Toi, non ! — Djyeno nesi ! Vous, non ! etc..
Pour demander confirmation d'une affirmation : mbe, ou mbeye ? n'est-ce pas ?
2°. — II les exprime aussi par des mouvements du corps, des clignements d'yeux, des gestes, des monosyllabes, des claquements *'de langue, etc.. qu'il faut avoir vus et entendus, pour pouvoir en apprécier le sens, mais qu'il n'est pas possible de rendre par l'écriture.

Locutions prépositives

Les locutions prépositives sont presque toutes formées d'une des prépositions simples et d'un nom.

O mbug'ami, o mbug'au etc., auprès de moi, auprès de toi, etc.. chez moi, chez toi, etc., ne s'emploie que pour les personnes ou des choses quand on les personnifie.
Va mbug'ami, va mbug'au etc. possède un sens plus précis que о mbuga, on peut le rendre par très près de...
Mais on aura : vana mbuga ňaňe, là-bas, très près d'un tel.
Du est une préposition de lieu se traduisant par la préposition par (par un village, par une contrée).
Ex. : Tu uvyogila du Ibanga ; nous passerons par Ibanga.
O gari, au fond de, dans... Va gari, au milieu de...
Bien remarquer la différence de sens que donnent à l'expression les différentes prépositions simples.
Ex. : Va gari disu ; au milieu de (Г) œil ; o gari disu, au fond de, ou dans (F) œil.
Appliquer la même remarque aux autres expressions composées de o, va.
Va tsi, sur terre, à terre.
0 tsi, sous.
Ex. : 0 tsi itsiga, sous (le) lit.
Va djilu, va yulu (en composition avec i relatif de y- quand on emploie cette dernière forme), sur, .au dessus de.
Ex. : U bega mureri va djilu muru, ou, va yulu i múru ; porter (le) panier sur (la) tête.
0 nzima, derrière, en arrière de, après.
0 nzima ami y derrière moi ; pourra s'il s'agit du temps s'interpréter par : en mon absence...
Ex. :Mama a ma гugа о nzima ami ; (ma) mère, elle est venue derrière moi, (en mon absence).
Va usu, devant, quand il s'agit de quelque chose très proche.
O usu, devant, ne marque aucune précision.
Uvala na..., être loin de..., (ici, le verbe uvala, être loin).
Bebeli na, près de...
Mumbari, à cause de...
Ex. : mu mbari yotsi, à cause du froid.
Lendza, même.
Ex. : Lendza ndedjyo ; même toi.
Dedi na, comme.
0 kodo, au bout, à l'extrémité 'de.
Tena, jusqu'à, s'emploie pour le temps et pour le lieu.
Ex. : Tena mugese, jusqu'à demain.
Tena dimbu, jusqu'au village.
0 mugula, en dehors de.
Ex. : 0 mugula nzila ; en dehors du sentier.
Mu mugula, le long de... (rivière, plantation, village, etc.).
Va bandila, depuis, (préposition de lieu).
Ex. : Va bandila Nyanga ; depuis (la) Nyanga... (rivière).
U bandila ; depuis, (préposition de temps).
Ex. : U bandila masiga ; depuis hier.
Ubandila est un verbe signifiant commencer.
Va dibandu di... au commencement de, à l'époque de... (temps rapproché).
Ex. : Va dibandu di isalu ; au commencement du travail.
Vana dibandu di... au commencement de, à l'époque de (temps
éloigné). ' . '
0 dibandu di..., au commencement de, à l'époque de... (temps vague).
Va itsiga i..., au lieu de, a la place de... (lieu rapproché).
O itsiga i..., au lieu dé, à la place de... (lieu vague). (Itsiga est un nom désignant un siège, un lit).
0 ilema i..., au temps de..., à l'époque de...
Vengu, excepté.
Ex. : Vengu ndedjyo ; excepté toi.
(Vengu est tiré du verbe uvengula, excepter).
0 yari i..., du côté de.
0 yari gunu i, de ce côté-ci de, en deçà de.
O yari ina i, de ce côté-là de, au delà de.
Ex. : 0 yari gunu i dimbu ; de ce côté-ci du village. -

PREPOSITIONS PUNU

Prépositions

Invariabilité. — En punu, comme en français, les prépositions sont in variables. Les prépositions et les locutions prépositives se placent devant leur complément.
Expressions non prépositives. — Toute préposition française n'est pas nécessairement rendue, en punu, par une préposition correspondante.

a) Lorsque la préposition exprime le cas génitif du latin, ou le rapport d'un nom ou d'un verbe à l'infinitif, ou encore d'un pronom, il convient d'appliquer les règles de rapport entre deux noms, ou nom et verbe, ou nom et pronom.
Ex. : Tsala tsi muletsi ; plumes d'épervier ; ilumbu y uwendila, jour de partir.
 b) Lorsque la préposition exprime qu'une action est faite en faveur - de quelqu'un, on emploie la forme directive du verbe.
Ex. : Ufwila mutu ; mourir pour quelqu'un.
c) La préposition peut aussi se rendre d'une manière équivalente. Le dictionnaire et l'usage l'enseigneront.
On trouve ainsi la préposition remplacée, soit :
par un nom adverbial :
Ex. : Ba tsi ndimba mwendzili, on m'a frappé sans motif, par une conjonction introduisant une proposition dépendante :
Ex. : Vana ni betsi ilu, pendant que je dormais, (pendant mon sommeil). — Ngebi djidji a gа na isoňi, cet enfant n'(est) pas avec honte, (est sans honte).
Division. — Les prépositions se divisent en prépositions simples et en locutions prépositives.
Prépositions simples. — Les prépositions simples sont : na, о (gо) va, mu.na
Le sens général de cette préposition est de marquer une relation entre deux personnes ou deux objets.
a) Elle peut déterminer l'auteur, la cause d'un acte, et se traduit alors par : de, sans, par.
Ex. : Mondi a tsi gaku na nyoga ; (le) chien a été mordu par (un) serpent.
b ) Elle peut déterminer le moyen, la manière : avec, de.
Ex. : Ndinga a tsi dimba mbatsi andi na bukáni, Ndinga a frappé son camarade avec rage. — A tsi mu dimba na dibaga ; il l'a frappé avec un couteau.
c) Elle peut exprimer la tendance : vers.
Ex. : U ya bega koko múru na tsi ; ne porte pas (la) poule la tête vers terre (la tête en bas).
• о (go)
Le sens général est de marquer le lieu ; on traduira cette préposition par : à, de. a) Elle désigne le lieu où se trouve quelqu'un ou quelque chose, et signifie alors : à, en.
Ex. : Mundunga a dji o dimbu, Moundounga il est au village.
b) Le4 point d'arrivée, et signifie : à, en.
Ex. : ní wendi o nungi, je vais à (la) plantation.
c) Le point d'origine, de départ : de.
Ex. : Nzao a tsi гugа о Mwabi, un éléphant il est venu de Mwabi. — Mamba ama nzi ye tega о Yara, cette eau j'ai été puiser à (la) Yara.
va
Va est aussi une préposition de lieu. Elle marque plus de précision que o.
a) Elle s'emploie pour désigner un lieu précis et proche où se trouve quelqu'un ou quelque chose. Il correspond à la préposition à.
Ex. : Ivyovi yau i va pyasu, ton chapeau il (est) ici à (sous) véranda. — Mondi au a tsana va diguyi, ton chien il est assis à (la) porte.
b) Elle correspond aussi à : sur.
Ex. : Vaga musomo va tavula, place (la) cuiller sur (la) table.
mu
Le sens général est : dans quelque chose, dans l'intervalle de...
a ) Mu s'emploie pour marquer qu'une personne ou un objet est inclus dans un récipient ou dans un liquide.
Ex. : Podula tsanda au mu igara yiyi, mets ton pagne dans cette caisse ; dji bwayi mu mamba, jette-le dans (l')eaù.
b) Mu s'emploie aussi pour exprimer un espace de temps futur, il a alors le sens de : dans, en.
Ex. : U u ruga mu bilumbu bi ryeru, tu viendras dans jours trois.
Remarque. — Depuis ne s'exprime pas en punu par une préposition, on emploie simplement le verbe au passé convenable récent ou éloigné.
Ex. : Tata a ma fu bilima bi bedji (mon) père il est mort (depuis) deux ans.

LES ADVERBES EN YIPUNU

Adverbes

Invariabilité. — En pounou, comme en français, les adverbes sont invariables. Il n'y a à peu près comme exception que mbangu, à la course, en courant, qui, qualifiant plusieurs personnes, fait mam- bangu.
Formation. — A l'exception de certaines formes irréductibles, telles que : swi, silence, chût ; mba, ensuite, enfin ; et quelques autres, les adverbes ne sont originairement que des formes de substantifs, d'adjectifs, de pronoms ou de verbes.
Certains adverbes sont simples, les autres composés de deux ou trois mots unis en locution adverbiale.
Place. — L'adverbe se place après le verbe qu'il détermine.
Ex. : ni ma mana kolongo, j'ai fini tout à fait.
Bega makedji na dukengo, na buranga. Porte les œufs avec précaution, avec soin.
Classification. — On distingue les adverbes : de manière, de lieu, de temps, de quantité, d'affirmation, de négation, d'interrogation, de doute.

I. — Adverbes de manières

Formés de noms :
Biswasu, maswasu, rapidement ;  
mbangu, plur. mambangu, à la course, en courant ;
 na dukengo, avec précaution ;
 dyèla di susu, autrement ;  
na bukidi, courageusement, fermement ;
na buranga, avec soin, correctement ;
na malubu, prudemment ; na dutisulu, avec amour ;  
na ikana, persévèrement, tenacement ;
na buvwasi, négligemment ; 
masangama, sur le dos ; 
magudama, à plat ventre ;  
maran- gama, à quatre pattes ;
dundeti, de côté, sur le côté.
■ Remarque. — II est loisible de former des adverbes avec tous les noms abstraits précédés de na.
Ex. : na bukáni, méchamment, mot à mot : avec méchanceté.

Formés adjectifs et de pronoms :
Mosi-mosi, un par un ; tour à tour, pour les autres noms de nombres,
mwa va bedji, un peu ;
 mwa va bedji mwa va bedji, peu à peu ; 
 avana, anana, ainsi ; na типа???, et aussi ;
me wami, moi aussi ; nde wau, toi aussi ;  
djya wandi, lui aussi etc..
Formés des verbes et de dérivés de verbes :
Les verbes ukuduga, faillir, manquer de ; bû (de ubumina, repousser,1 refuser), sont employés pour rendre l'adverbe : presque.
Ex. : Nzi kuduga, uberuga, j'ai failli tomber (je suis presque tombé) ;
a ma bû fu, il a repoussé mourir (il a failli mourir) ;
Bebeli, tout près de..., s'emploie avec le verbe être pour signifier avoir presque... être presque...
Ex. : Tu ka bebeli n'o mana isalu ; nous sommes près pour finir (le) travail (nous avons presque fini le travail).
Sindzi viri', surtout,
de usindza (tenir ferme, tenir bon).
Ex. : Kèla bima, sindzi viri dibaga ; garde les affaires, surtout (le) couteau.
Viri, très, du verbe uvařila, être extrêmement .
Kolo, kolongo, complètement, tout à fait, du verbe kala, qui marque l'état atteint par une chose.
Uvura, péniblement, difficilement, c'est le verbe uvura, être pénible, difficile, employé comme adverbe.
Ex. : e labi uvura mu u tima, il creuse avec difficulté (il doit être pénible pour creuser).
Kadi-kadi, tout à fait brillant, de ukadama, briller.
Formes irréductibles :
Kondini, sans résultat, inutilement ; mwendzili, en vain, inutilement-; ~ti, suffixe aux verbes à l'impératif, pour former une sorte de compellatif.
Ex. : Ruga-ti, viens donc.

II. — Adverbes de lieu

Formés de noms :
Mbura susu, mbu susu, ailleurs, de mbura, endroit, et de susu, autre ; yari susu, d'un autre côté, de yari, côté ; mbura tsyotso, partout ; by ary byotso (même sens) ; о mbu susu, d'ailleurs ; mbura, quelque part ; va gа mbura, nulle part ; otso ka mbura, n'importe où ; о kапа, au dehors (indéterminé), va kаnа, au dehors (déterminé et rapproché) ; va gari au milieu ; о gari, à l'intérieur ; о dfilu, о yulu, en haut ; na tsi, vers le bas, vers terre ; va tsi, par terre.
Ex. : U y a bega koko, múru na'tsi ; ne porte pas (la) poule, vers le bas (la tête en bas). — Mugeto a tsana va tsi, (la) femme est assise par terre. Mu nongi va gari ; perce (le) au milieu.
Formés d'adjectifs et de pronoms : U susu, ailleurs, par ailleurs ; o susu, d'ailleurs

.- Les démonstratifs de lieu peuvent remplir la fonction d'adverbes.
Formés de verbes :
Va vala, с' (est) loin ; о vala, de loin ; u vala, loin (en s' éloignant) ; du verbe uvala, être éloigné.
Bebeli, près, de près ; va bebeli, c'(est) près.

III. — Adverbes de temps

       Formés de noms :

lema na mumu, depuis longtemps ; kumbu tsi mosi, quelques fois ; pwela bakumbu, souvent ; ilema yotso, toujours ; ipingu, subitement ; ngambu, sur le coup (ne s'emploie qu'avec le verbe mourir) ; kwasagama, sans s'arrêter.

Ex. : Uvyoga dimbu kwasagama, traverser (le) village sans s'arrêter.
Nzao a ma fu ngambu (L') éléphant il est mort sur le coup.

       Formés de verbes : 

Le verbe redoublé avec n'o, se traduira par sans cesse, toujours.
Ex. : Usala n'o sala, travailler avec travailler (travailler sans cesse);  
Va vála v ala, ď(est) longtemps, (il y a longtemps) ; 
 kala, depuis longtemps ;
 kala-kala, depuis très longtemps. -

Svndila, usundila, tout à coup ; ce verbe peut être traduit ainsi, dans des expressions comme : ňaňe a tsi sundila uruga, un tel est arrivé inopinément ; ni tsi sundila и rambuga, je me suis éveillé subitement (en sursaut) ; et aussi : sundila, soudain.
Mwe, bwe (du verbe ubwela, recommencer, ajouter), encore, comme dans : и bwe sala, travailler encore ; bwela, s'emploie lui-même seul, comme adverbe, pour signifier : encore. — ... gaа mwe... gа bwe... go mwe... sa ma mwe... signifient : ne plus, dans des phrases comme : a go mwe ruga, il ne viendra plus ; ba sa ma mwe toga, ils ne se sont plus battus.

Formés de pronoms :
pwela, souvent, s'emploie avec un verbe marquant le temps, de même : ... gа pwela ; ...go pwela ; ... sa ma pwela, rarement, avec un verbe marquant le temps

Ex. : Ba sa ma rugа pwela ; ils ne sont pas venus souvent ;
u rа гugа pwela, tu es venu beaucoup (souvent).
Va gulu, vana va gulu, autrefois. Namapapa, maintenant.

Formes irréductibles :

Ngendze, immédiatement ; mba, mbana, ensuite ; enfin nasaga, jamais ; gagala, déjà.
Remarque. — II arrive que des adverbes français ne se rendent pas par un adverbe en pounou. Par exemple : longtemps, se rendra par le verbe utsinga, durer. U ma tsinga o dimbu ; tu as duré au village (tu es reste longtemps).
De même : pas encore se rend par la forme verbale kà, se kà. Ce travail n'est pas encore terminé ; isalu yiyi i se kà suka.

IV. — Adverbes de quantité

pwela, plusieurs ; pwela viri, beaucoup, s'emploient avec un nom ou un verbe. Accompagnant un nom il est adjectif.

Employé avec un verbe, il est adverbe et se place après le verbe qu'il qualifie.

Ex. : MDADINGA a tsi nyoga pwela ; Mbadinga s'est fâché beaucoup (très fort).
Remarque. — Le nom dilenga, quantité, multitude, peut souvent être employé à la place de pwela, lorsque les objets sont réunis dans le même lieu. — Nzi rasunu dilenga di batu, ou, pwela batu, mu mulebi ; j'ai trouvé une quantité (beaucoup) de personnes dans la case commune. . •
Les expressions suivantes s'emploient pour traduire les adverbes : extrêmement, intensivement, mais ne s'emploient que dans des cas particuliers.
Ngungu-singa, extrêmement, s'emploie pour marquer une grande intensité.

Ex. : Nzamba e bèli ngungu-singa ; Nzamba est extrêmement malade, koliporteur a na madila ngungu-singa ; (le) colporteur est avec marchandises en très grande quantité.
kwatabamay intensément, gravement, ne s'emploie qu'avec le verbe u bêla, être malade.

Ex. : KOO e bèli kwatabama ; KOO est intensément (très gravement) malade.
Le verbe ugaru, pouvoir, précédé de la négation, prend le sens d'intensité. Il peut être traduit par : intensément, superlativement. Il se place en tête de la phrase, avec son pronom sujet.

Ex. : Dibaga adi di ge garu na mengu ; ce couteau est très aiguisé. Рига ami dji ge garu na bwali ; ma plaie me fait intensément souffrir.
dyambu : le nom dyambu, affaire, s'emploie pour marquer soit l'intensité, soit la multitude. On le trouve soit seul, soit avec pwela, qu'il sert à renforcer. Il se place toujours en dernier lieu. On peut le traduire par : certes tout à fait !

Ex. : Dimaňi adi, utsira dyambu I Que cette pierre est lourde 1 (mot à mot : cette pierre est lourde, affaire 1)
Mwa va bedji mwa va bebedji, un peu. — Va gegeyi, lentement.

Ex. : ibèdo e menai va gegeyi ; (le) malade marche tout doucement.
Ugeyi, être peu, être trop peu ; est un verbe employé comme adverbe.

Ex. : Nyama ugeyi, (la) viande est' trop peu (il y a trop peu de viande).
Uduu, être suffisant, uduu, avec négation : n'être pas suffisant.

Ex. : Nyama dji duu, (la viande est suffisante), il y a assez de viande ; dji ge duu, elle ne suffit pas (il n'y en a pas assez).
Uvařila, être trop.

Ex. : u ma vařila utsora ; tu as dépassé être paresseux, (tu es trop paresseux).
Viri, beaucoup, est un adverbe tiré de uvařila.
La sindza viri, beaucoup.

Ex. : Bwali, la sindza viri ; (la) maladie est très intense (très grave)
lk'è dedi, assez, avana dedi, assez ; rendent l'expression : cela suffit.
Remarque. — Aussi, plus, moins, employés comme • comparatifs ne peuvent se rendre que par une périphrase :
Aussi, se rendra par : dedi na (comme).

Ex. : Ma case est aussi haute que la tienne ; ndao ami dji sakama dedi na djyau.
On pourra aussi bien dire : ndao ami na djyau usakama dedi ; (ma case et la tienne sont hautes pareillement).
Pas aussi, se rendra de la même manière en ajoutant une négation.

Ex. : Ma case n'est pas aussi haute que la tienne ; ndao ami dji sa sakama dedi na djyau.
Plus, se rendra par le verbe uvyoga, surpasser.

Ex. : L'orage d'aujourd'hui est plus fort que celui d'hier ; mvula nanyangu na djyo dji masiga, djyo dji nanyangu dji tsi vyoga. Moins, n'a pas de correspondant en pounou, il faut tourner la phrase enemployant l'adverbe plus, et en renversant les termes de la comparaison.

Ex. : Ma case est moins haute que la tienne, se tournera par : ta case est plus haute que la mienne.
Nota. — On trouve quelques fois moins rendu par le verbe négatif : ge dali, quand la comparaison s'applique à des êtres animés.
Ex. : Koumba est moins paresseux que Ndinga ; KUMBA a ge dali NDINGA mu utsora, (ne rattrape pas Ndinga pour être paresseux).

V. — Adverbes d'affirmation et de négation

Nesi, non. — Nasaga, jamais. — Ne, pas même.

Ex. : a ge rugi ne kumbu mosi ; il ne vient pas même une fois, (il ne vient jamais).
Bè, non pas.; (pour se reprendre quand on s'est trompé de mot dans une conversation).
ňina, oui.
Dingendza, ngendze, assurément, en vérité.

VI. — Adverbes d'interrogation et de doute

Pour les adverbes : Kwegni, kwe, aveňi, auňi, aisyeňi, atsye, voir les interrogatifs.
Mumbari yi, pourquoi ? se place en tète de la phrase.
Ex. : Mumbari yi Musavu e wendili mbangu ? Pourquoi Mousavou court-il ?
Tangudji, ta, vengu ri, yeri : peut-être ; se placent en tête de la phrase.
Ex. : Tangudji о nоgа ; peut-être il pleuvra. — ILIBA ta o Fu, Iliba peut-être, elle mourra. — Во ruga ? — Yeri bo ruga ! — Viendront-ils ? — Peut-être ils viendront !



Conjuguaison en yipunu

Verbe u-gaka, mordre

                               INFINITIF.
u-gaka, mordre, pour mordre,       isi u-gaka, ce n'est pas mordre
le mordre                                       tsi-ri u-gaka, (même sens).

On se sert de la particule négative tsi ou tsiri pour former l'infinitif négatif.
Ex. : u-bonga, tsi.u-daga ;le fait de prendre, n'est pas le fait de voler.

                                IMPÉRATIF
Simple .                                                               Négatif
gaka, mords, gak-anu, mordez           u-ya gaka, ne mords pas
kak-i, mords-moi, kak-y-anu,            u-ya kaka, ne me mords pas
mordez-moi                                       du-ya gaka, ne mordez pas
                                                          du-ya kaka, ne me mordez pas
Complex                                           a-ya gaka, qu il ne morde pas
tu gak-i, mordons                             ba-ya kaká, qu'ils ne me mordent
tu gak-y-anu, mordons avec vous pas
 ba gak-i,   qu'ils mordent                  ba-ya gaka, qu'ils ne mordent pas
                                                             tu-ya gaka, ne mordons pas.

Compellatif 
sye gak-i, mords donc
syé, gak-y-anu, mordez donc. .

A remarquer que le verbe simple, accompagné d'un pronom, soit subjectif, soit objectif (excepté avec -anu seul), prend la désinence -i ; il la prend aussi à la forme compellative.
L'optatif se confond avec l'impératif ; la distinction entre l'un et l'autre se rend par le ton de la voix.
La défense se marque par le verbe y a (jyaba) intercalé comme auxiliaire.
INDICATIF
1° Présent impersonnel
l'o gaka (la u-gaka), je suis à commencer à mordre, tu es, il est... Cette forme s'emploie pour marquer un présent qui se fait ; elle n'admet pas de pronom subjectif.

2° Présent participial
ňi gak-i (ňi-i), je mords,
u-i gak-i, tu mords,
e gaki (a-i), il mord,
tw-i gak-i, nous mordons,
dw-i gak-i, vous mordez,
be gak-i (ba-i) ils mordent.
nge gak-i (ňi ga-i), je ne mords pas
u ge gak-i (u ga-i), tu ne mords pas,
a ge gak-i (a ga-i), il ne mordpas, etc..
Ce temps est formé de l'auxiliaire i et de la voyelle thématique du participe présent -i. Les pronoms subjectifs y ajoutent une précision soit de personne, soit d'objet.
On doit traduire mot à mot ni gak-i par : je suis mordant.
Le négatif se forme en intercalant la négation gа entre le pronom subjectif et l'auxiliaire, avec lequel elle se contracte.
3° Présent ou Participe d'état
ni tsana, je (suis) assis,
u tsana, tu (es) assis,
a tsana, il (est) assis, etc..

ni sa isana, je ne (suis) pas assis,
u sa tsana, tu n'(es) pas assis,
a sa tsana, il n'(est) pas assis, etc.. Ce temps est formé du radical du verbe avec la voyelle thématique -a. Il n'a pas d'auxiliaire.
Le négatif correspondant intercale la négation sa entre le pronom subjectif et le radical du verbe.
Ce temps exprime le résultat permanent d'un acte, ce en quoi il s'oppose au présent participial d'action.
Il ne s'emploie qu'avec les verbes intransitifs.
Ex. : ni tsana, je (suis) assis, s'oppose à ni tsani, je m'assieds.
Remarque. — Les présents d'action et d'état ne renferment en eux-mêmes aucune idée de temps, de moment ; ce sont de simples participes. L'idée de temps leur sera donnée soit par la circonstance de leur emploi, soit par le contexte.
Pris isolément, ils ont le sens d'un présent, car alors il est évident que l'acte ou l'état qu'on rapporte se fait ou existe au moment même où l'on parle.
Lorsque ces mêmes présents désignent soit une action, soit un état contemporain d'un acte passé, ils reçoivent de ce dernier le sens de passé.
Ex. : nzi ragunu bangebi, be sali ; j'ai trouvé (les) enfants, ils jouent, ou, jouant ; (ils jouaient). Ba ma mu boka a silama ; ils l'ont tué, il (est) couché, ou, ils l'ont tué couché (il était couché.)

PASSES
1°. — Immédiat
ш be n'o gaka, je fus, j'étais à nga be n'o gaka, je ne fus pas, mordre, je n'étais pas à mordre,
u be n'o gaka, tu fus, tu étais à u gа be n'o gaka, tu n'étais pas, tu
mordre, ne fus pas à mordre,
etc.. etc..
Ce temps est formé de betsi, passé récent de l'auxiliaire u-ba, être, forme abrégée en be ; le négatif intercale la négation gа entre le pronom subjectif et l'auxiliaire.
N'o est mis pour na-u-, Na est la préposition na ; и est l'auxiliaire marquant la tendance.

 2°. — Récent
nzi gaka (ni tsi), je mordis, nga gaka (ni gа), je ne mordis pas,
u tsi gaka, tu mordis, u ga gaka, tu ne mordis pas,
a tsi gaka, il mordit, a ga gaka, il ne mordit pas,
etc.. etc..
Ce temps est employé pour indiquer qu'une action s'est accomplie récemment, la veille ou le matin même.
L'auxiliaire positif est tsi.
Le négatif manque de l'auxiliaire tsi, tombé devant la négation ; il se retrouve dans quelques dialectes voisins, tel le vougou qui dira : ngatsi gaka, je ne mordis pas.
3°. — Éloigné ou vague
m ma gaka, j'ai mordu, ni sa ma gaka, je n'ai pas mordu,
и та gaka, tu as mordu, и sa ma gaka, tu n'as pas mordu,
a ma gaka, il a mordu, a sa ma gaka, il n'a pas mordu, etc.. • etc..
L'auxiliaire de ce temps est ma. On l'emploie pour exprimer qu'une action a été accomplie dans un passé assez éloigné ou complètement terminée.
Pour marquer un temps très éloigné, on ajoute l'adverbe kala (depuis longtemps).
ňyaňye a fu kala ; un tel est mort depuis longtemps.
On forme le négatif, en introduisant la négation sa entre le pronom et l'auxiliaire ma.
4°. — Inaccompli
ni se ka gaka, ngà gaka, ni se gaka,
и se ka gaka, и kà gaka, u se gaka,
a se ka gaka, a kà gaka, a se gaka,
etc.. etc.. etc..
Je n'ai pas encore, tu n'as pas encore, il n'a pas encore mordu etc..
Le passé inaccompli possède trois formes synonymes, l'une complète : se ka, les deux autres incomplètes : se et kà.
Se est la négation simple. Les autres formes possédant l'auxiliaire kà ont été expliquées.
Ce passé inaccompli s'emploie pour marquer qu'une action n'est pas encore faite, mais qu'elle se fera probablement. 1°. — Immédiat
i-ku gaka, je vais, tu vas, il va, etc.. immédiatement mordre.
Ce futur est impersonnel ; il ne prend aucun pronom subjectif. Quand en français, il a un sujet, en pounou ce sujet se place devant l'expression verbale, sans aucune liaison. I-ku gaka se traduit littéralement par :
C'est immédiatement pour, ou, c'est immédiatement à mordre.
Ex. : bamondi i-ku gaka ; (les) chiens c'est immédiatement pour mordre (vont mordre).
2°. — Rapproché
ngi gaka (ňi-ki), je vais mordre, и ki gaka, tu vas mordre,
a ki gaka, il va mordre,
etc..
Ce futur indique qu'on ne va pas tarder à faire ou à subir l'action dont on parle. L'auxiliaire de ce temps est ki.
Il est régulier, sauf à la première personne du singulier qui est contractée : ngi pour ňi-ki.
3°. — Imprécis et éloigné
ňy u gaka, * je mordrai,
u u gaka, tu mordras,
о gaka (a-u), il mordra,
tu u gaka, nous mordrons,
du u gaka, vous mordrez,
bo-gaka (ba-u), ils mordront.
ngo gaka (ni ga-u), je ne mordrai pas,
u go gaka (ga-u), tu ne mordras pas,
a go gaka (ga-u), il ne mordra
pas,
tu go gaka (ga-u), nous ne mordrons pas,
du go gaka (ga-u), vous ne mordrez pas,
ba go gaka (ga-u), ils ne mordront pas. Ce futur s'emploie pour annoncer un événement, soit lointain, soit dont on ne veut ou. ne peut préciser la date d'accomplissement.
La caractéristique de ce temps est l'auxiliaire u, dont on a traité autre part.
Le correspondant négatif est constitué par la négation да, contractée avec -u, selon les règles de contraction des voyelles.
Le futur négatif s'emploie pour tous les futurs.
NARRATIF
nga gaka (ňi-ka), ou (ňi-кё), je mordis,
u ka gaka, ou u кё gaka, tu mordis,
a ka gaka, ou a kë gaka, il mordit,
etc.. etc..
Nous appelons ce temps, temps narratif, parce qu'il s'emploie dans les récits, les enumerations de faits : nous avons fait ceci, puis cela...
Il ne s'emploie pas en tête d'un récit, mais demeure en une sorte de dépendance soit logique, soit réelle, soit temporelle du premier verbe.
Ex. : tu tsi rambuga kedi, tu k'wenda, tu kë laba ngudji, tu kë mu vera, tu kë mu boka, tu kë mu dji. Nous nous sommes levés matin, nous sommes partis, nous avons vu un sanglier, nous l'avons tiré, nous l'avons tué, nous l'avons mangé.
Ka ou kë est l'auxiliaire tiré du verbe ka, (il) est. Les deux formes s'emploient indifféremment.
Ici, ka ou kë ne comportent aucune idée de temps, c'est le verbe principal qui donne au narratif l'idée de passé.
COMPLETIF
ngà gaka (ňi-кё ngè gaka (ni-kè), que je ne
ou ni-kà), que je morde, _ de pas,
и kë gaka, que tu mordes, и kè gaka, que tu ne
des pas, a kë gaka qu'il morde, a kè gaka, qu'il ne morde
pas, etc.. etc..
Ce temps s'emploie en dépendance d'un autre verbe ; il marque la finalité. La forme affirmative se contracte à la première personne du singulier nga pour ňi-кё ou ni-ka, mais alors l'a de ka est prononcé assez fermé.
Ngè du négatif est contracté de ni-ka-ga-i, да est la négation.
Ce négatif correspond au latin ne, pour que ne... pas, de peur que...
Ex. : Usula ngebi dibaga, a kè nemina ; enlève (à) enfant couteau, de peur qu'il ne se blesse, ou pour qu'il ne se blesse pas.
A remarquer la similitude de forme entre ce temps et le temps narratif ; cette similitude provient de ce que le pounou a perdu la désinence thématique e, qui caractérisait autrefois ce temps, et lui a substitué la désinence a, qu'il lui a préférée presque partout ; alors. que de nombreux dialectes ont gardé la désinence e ; (swahili : ni ka funge, que je lie).
LES PARTICIPES
En pounou, les participes n'existent pas à l'état isolé ; ils ne s'emploient qu'en composition, pour former des temps de verbes et des noms.
1. — Ils forment des temps de verbe :
a) Le présent d'action, à voyelle thématique -i.
Ex. : u i dimb-i, tu frappes, mot à mot : tu es frappant.
b) Le présent d'état, à voyelle thématique -a.
Ex. : a tsan-a, il est assis, mot à mot : il étant assis.
c) Le présent passif, à voyelle thématique -u.
Ex. : be dimb-u, ils sont frappés, mot à mot : ils sont dans l'état d'être- frappés.
2. Ils forment des noms qualificatifs d'un nom de personne ou de chose sous-entendus :
a) Des noms verbaux d'agents des lre et 7e classes, tirés des participes d'action, à voyelle thématique -i.
Ex. : mu-bwandzi, tisserant, de u-bwanga, tisser, mot à mot, le tissant.
b) Des noms des 2e et 7e classes, exprimant un état ; ces noms sont tirés des participes d'état à voyelle thématique -a. .

Ex. : mu-kata, peau, de u-kanda, tendre ; mot à mot le étant dans Fétat d'être tendu.
c) Des noms des 3e et 7e classes, exprimant soit une action subie, soit le résultat d'une action ; ces noms sont tirés des verbes passifs, voyelle thématique -«.
Ex. : n-gwang-u, bâton, de u-wanga, couper ; mot à mot : le coupé ; i-son-u, chose gravée, de u-sona, graver ; mot à mot : le gravé.
CONDITIONNELS
lre forme avec pa 2e forme avec n'o
ňipagaka, je mordrais, si je mords; ni n'ogaka, je mordrais, si je
mords ;
и pa дака. и-п'о дака.
etc.. etc...
3 e forme avec kali
ni kali дака, même si je mordais, j'aurais beau mordre. и kali дака etc...
OPTATIF
a gak-i, qu'il morde a y a gaka, qu'il ne morde pas
ba gak-i, qu'ils mordent ba да дака, qu'ils ne mordent pas
Remarque. — L'optatif se confond avec l'impératif ; là distinction entre l'un et l'autre se rend par le ton de la voix.
Nota. — Les autres temps circonstanciels se forment avec des conjonctions. Voir le chapitre des conjonctions.
CLASSES NON PERSONNELLES
Dans le modèle de conjugaison qui précède, il n'a été traité que des pronoms de la classe personnelle.
Les pronoms des classes non personnelles se traitent de même devant le verbe ou l'auxiliaire. Au présent ďaction et au futur imprécis, ils se contractent avec les auxiliaires í et u, selon les règles des contractions des voyelles en contact. Tout nom doit être rappelé devant le verbe, par son pronom subjectif.
Présent d'action Classes.
IL mu-kongo u-i boli, montagne elle mouille, plur. mi boli (mi-mi). III. ngwangu dji nyengi, bâton il brûle, plur. tsi nyengi. — Mondi
dji loli, chien il aboie, plur. ba-mondi be loli (ba-i). IV. du-bamba dw-i umuyi, rotin il sèche, plur. tsi umuyi. — du-vesi
dw-i dumuyi, cancrelat il s'envole, plur. be dumuyi (ba-i). V. di-kaka di sungiyi (di-i), main elle montre, plur. me sungiyi
(ma-i). VI. bu-dilu bw-i bengi, fer il rougit, plur. ma-dilu me bengi (ma-i). —
ma-mba me pupi (ma-i), eau elle s'écoule. .VIL i-duba i vevuyi (i-i), nasse elle dérive, plur. bi vevuyi (bi-i).
Pronoms de lieu :
Aveva ve noyi (va-i) ; ici, ci pleut ; aguna u-i noyi, par là, là il pleut ; avana ve pâli ; là-bas, là sort.
Futur imprécis Classes.
IL mu-kongo и и bola, montagne elle mouillera, plur. mi-kongo my-u bola.
III. ngwangu djy-u nyenga, bâton il brûlera, plur. ngwangu tsy-u
nyenga ; mondi djy-u Ma, chien il aboiera, plur. bo Ma (ba-u).
IV. du-bamba du-u umuga, rotin il séchera, plur. mbamba tsy-u
umuga ; du-vesi du-u dumuga, cancrelat il s'envolera, plur. ba-pesi bo
(ba-u) dumuga. V. di-kaka dy-u sungiga, main elle montrera, plur. mo sungiga
(ma-u). VI. bu-dilu bu-u benga, fer il rougira, plur. то benga (ma-u). —
ma-mba mo pupa (ma-u), eau elle s'écoulera. VIL i-duba i-u vevuga, nasse elle dérivera, plur. by-u vevuga. Pronoms de lieu :
Aveva, vo fu, (va-u), ici, ci mourra ; avanà vo fu, là-bas, là mourra ; адипи о пода (u-u), par ici ci pleuvra ; aguna о пода (u-u), par là ; là pleuvra.
Remarque. — Les verbes à finale да, excepté ceux qui sont précédés de la nasale, selon nga, changent le g en y devant la voyelle thématique z.
Ex. : e ruyi, il vient, u-ruga, venir ; tw-i duyi, nous pagayons, u-duga, pagayer ; mais : tw-i longi, nous enseignons.
MANIÈRES DE RENDRE LE VERBE ÊTRE
Le verbe être se rend selon les cas, par quatre verbes, tous plus ou moins défectifs. Il arrive aussi qu'il soit simplement sous-entendu, après un adverbe ou un pronom subjectif.
1°. — Sous-entendu. a, та, с' (est). tsi ou tsiri, ce n'(est) pas.
A et та sont des adverbes, pouvant se traduire par : ce, dans le sens locatif, équivalent de ici.
ni, je (suis), tu, n. (sommes), nga, je ne (suis) pas, tu да, п. ne sommes pas, u, tu (es), du, vous (êtes), и да, tu n'(es) pas, du да, v. n'(êtes)
pas, a, il (est), ba, ils (sont), a да, il n'(est) pas, ba да, ils ne (sont)
pas;
Ici, nous avons l'auxiliaire sous-entendu.
2°. — Négatif double (да + tsi.)
ngatsi, je ne suis pas,
и gatsi, tu n'es pas,
a gatsi, il n'est pas. etc..
S'emploie d'une manière absolue, sans attribut
3°. — Ka (ko)
On distingue la forme simple et la forme composée.
a) Forme simple :
nga (ni ka), je suis, tu ka, nous sommes,
и ka, tu es, du ka, vous êtes,
a ka, il est, Ъа ka, ils sont.
Cet auxiliaire s'emploie pour rendre un état passager. Il ne possède que le présent.
b) Forme composée :
ngo (ni ka-o), je suis à, tu ko (ka-o), nous sommes à,
и ko (ka-o), tu es à, du ko (ka-o), vous êtes à,
a ko(ka-o), il est à ba ko (ka-o), ils sont à.
Cette forme est composée du verbe ka et de la préposition о ou u, qui marquent la tendance, le lieu vague ou éloigné. Il s'emploie pour indiquer qu'on se trouve dans un lieu.
40. — KL
ngi (ni ki), je suis encore, tu ki, nous * sommes encore,
и ki, tu es encore, du ki, vous êtes encore,
a ki, ' il est encore, ba ki, ils sont encore.
Cette forme est encore une forme de présent. Dans ki nous avons le verbe kë qui devient ka, pour indiquer qu'un état présent ne dure pas ; et qui devient -ki, pour indiquer qu'un état a duré et qu'il dure encore au moment où l'on parle, mais doit cesser promptement.
/ de ki est la voyelle thématique du participe présent. La phrase : a ki mugeyi, il est encore petit, devrait se rendre par : il est petit, mais non définitivement.
Ce temps s'emploie aussi avec les verbes marquant un état, pour marquer qu'un état dure encore au moment où on parle.
Ex. : dwengo du ki pinda ; marmite elle est (encore) . noire (verbe u-pinda), être noir.
Il s'emploie aussi comme auxiliaire de noms remplaçant des adjectifs.
Ex. : tsanda dji ki mamba ; pagne il est encore eau (mouillé). 
5°. — Dji
ni dji, je suis, tu dji, nous sommes,
и dji, tu es, du dji, vous êtes,
a dji, il est,- ba dji, ils sont,
va dji, ici est, mu dji, dedans est.
Cette forme de la copule n'a que le présent de l'indicatif . On l'em- ploie pour signifier un état qui dure ou une qualité.
6°. — Vu Ce verbe possède des présents, passés, futurs, subjonctifs.
PRÉSENTS
a) dji vu, vu lre forme 2e forme
ni dji vu, je suis, j'existe, ni vu, je suis, j'existe,
и dji vu, tu es, tu existes, и vu, tu existes, tu es,
a dji vu, il existe, a vu, il existe, il est. etc.. etc..
Ces deux formes du présent s'emploient indifféremment. Elles sont employées pour signifier un état qui dure, et aussi qu'une personne ou une chose existe, ou se trouve dans telle ou telle situation.
Ex. : anana a dji vu' ; (alors c'est) ainsi (qu')il se trouve.
b) Ka vu
nga vu (ni ka vu), je suis (depuis peu de temps) ; je suis devenu ;
и ka vu, tu es, etc.. etc..
a ka vu, il est, etc.. etc.. etc..
Ce présent est formé de l'auxiliaire ka, qui, joint au verbena, signifie qu'un acte qui durera s'est produit récemment. Ex. : Nzamba, anana a ka vu' ; (C'est ainsi que) Nzamba est maintenant, ou bien : est devenu (depuis peu).
Remarque. — Les formes qui suivent ne signifient plus un état, mais qu'une chose est finie, épuisée, ou ne Test pas, ou le sera, ou ne le sera pas.
c) Ge vu
di ge vu, (chose) elle ne finit ou ne s'épuise jamais, ma ge vu, (choses) elles ne finissent ou ne s'épuisent jamais, dji ge vu, etc.. tsi ge vu, etc.. etc..
Cette forme ne s'emploie qu'avec des noms de choses. Elle signifie qu'une chose ne finit ou ne s'épuise jamais.
Ex. : mbingu dji ge vu n'eto ; (la) nourriture ne s'épuise jamais chez nous. '
d) Se vu, se kà vu, kà vu
di se vu, di se kà vu, di kà vu, (chose) elle n'est pas encore finie, ou épuisée.
ma se vu, ma se kà vu, ma kà vu, etc..
Cette forme ne s'emploie qu'avec les noms de choses ; elle signifie qu'une chose n'est pas encore finie ou épuisée.
Elle s'emploie avec les noms de toutes classes non personnelles.
Les auxiliaires ont la même valeur que celle qu'ils possèdent dans la conjugaison des verbes.
Ex. : maloba ma se vu, ma se ka vu, ou, ma kà vu ; hameçons ils ne sont pas encore épuisés (il y en a encore).
FUTUR
dy u vu, (chose) elle finira, elle sera épuisée, elle s'épuisera ; то vu, etc..
Cette forme ne s'emploie qu'avec des noms de choses ; elle signifie qu'une chose finira d'exister ou s'épuisera. Elle s'emploie avec les noms de toutes classes non personnelles. и est l'auxiliaire régulier du futur.
On observe les contractions habituelles de l'auxiliaire avec le pronom subjectif.
Ex. : mbamba tsy u vu ; (les) rotins finiront, seront épuisés.

PASSES
a) récent :
di tsi vu, (chose) elle est épuisée depuis peu.
b) vague ou éloigné :
di ma vu, (chose) elle est épuisée depuis un certain temps.
Le passé récent ne s'emploie qu'avec des noms de choses ; il signifie qu'une chose vient de finir, ou d'être épuisée.
Le passé éloigné ne s'emploie aussi qu'avec des noms de choses, il signifie qu'une chose est finie ou épuisée depuis un certain temps, ou bien qu'on ne cherche pas à déterminer le temps.
Ex. : bataba ba ma vu;(\es) moutons sont finis depuis un certain temps (il n'y a plus de moutons depuis un certain temps, ou bien depuis longtemps).
7<>. — Ba
INFINITIF
u-ba, être, tsi * ou tsiri u-ba, ce n'est pas être.
PRÉSENT
ňi bi, je suis toujours, nge bi, je ne suis jamais,
w i bi, tu es toujours, и ge Ы, tu n'es jamais,
e bi, il est toujours a ge bi, il n'est jamais,
tw i bi, nous sommes toujours tu ge bi, nous ne sommes jamais,
dw i bi, vous êtes toujours, du ge bi, vous n'êtes jamais,
be bi, ils sont toujours, ' ba ge bi, ils ne sont jamais.
Nous retrouvons ici le présent participial ; ni bi signifierait donc adéquatement : je suis étant ; nge bi, je ne suis pas étant. PASSÉS
a) Récent
ni betsi, je fus, nga betsi, je ne fus pas,
и betsi, tu fus, и да betsi, tu ne fus pas.
etc.. etc..
Ce temps s'emploie pour signifier un passé récent et même très récent.
Il est formé de l'auxiliaire de ba et de l'auxiliaire tsi.
Ex. : ш betsi n'o u-susa makaka ; j'étais à (me) laver (les) mains.
b) Eloigné ou vague
ni ma ba, j'ai été, ni sa ma ba, je n'ai pas été,
и ma ba, tu as été, и sa ma ba, tu n'as pas été,
a ma ba, il a été a sa ma ba, il n'a pas été. etc.. etc..
Ce temps s'emploie pour signifier un passé éloigné ou vague.
c) Inaccompli.
ni se ka ba, ou, ni ngà ba, je ne suis pas encore, и se ka ba, ou, и kà ba,- tu n'es pas encore, etc..
Ces deux formes sont synonymes.
FUTURS
a) Immédiat.
i-ku ba (je vais, tu vas, il va être immédiatement). Ce futur est impersonnel.
b) Rapproché
ni ki ba, и ki ba, etc., je vais, tu vas être, etc..
c) Imprécis ou éloigné
ňy и ba, je serai,. ngo ba, je ne serai pas,
и и ba, tu seras, ' и go ba, tu ne seras pas,
о ba, il sera, a go ba, il ne sera pas,
tu и ba, nous serons, tu go ba, nous ne serons pas,
du и ba, vous serez, du go ba, vous ne serez pas,
bo ba, 4ils seront, • ba go ba, ils ne seront pas.
Les pronoms subjectifs se contractent avec Fauxiliaire u, selon les règles habituelles.
IMPÉRATIF
ba, sois, и уа ba, ne sois pas,
banu, soyez, du ya ba, ne soyez pas,
tu byanu, soyons tu ya ba, ne soyons pas.
OPTATIF
a bi, qu'il soit, a ya ba, qu'il ne soit pas.
ba bi, qu'ils soient ba ya ba, qu'ils ne soient pas.
NARRATIF
nga ba (ni ka ba, ou, ш kë ba), je fus, и ka ba, ou, и кё ba, tu fus, a ka ba, ou, a kë ba, il fut. etc.. etc..
COMPLETIF
a) Affirmatif
nga ba, (ni ka ba,ou,nikëba), que je sois,
и ka ba, ou, и кё ba, que tu sois,
a ka ba, ou, a kë ba, qu'il soit, etc..
Ъ) Négatif
ngè ba, (ni kè ba), que je ne sois pas, de peur que je sois,
и kè ba, que tu ne sois pas, de peur que tu sois,
a kè ba, qu'il ne soit pas, de peur qu'il soit, etc.. etc..
CONDITIONNELS
ni pa ba, je serais, si j'étais, ni n'o ba, je serais, si j'étais, moi
и pa ba, tu serais, si tu étais, étant,
a pa ba, il serait, s'il était, un' oba, tu serais, si tu étais,
toi étant, etc.. etc..
ni kali ba, même si je suis, même si j'étais, j'aurais beau être, и kali ba, même si tu étais, même si tu es, tu aurais beau être, etc..
Nota. — Tous les temps du verbe u-ba, susceptibles d'avoir un pronom subjectif de personne, peut aussi en avoir de toutes les classes.

Emploi du verbe être

I. — Au présent de l' indicatif

A. — Le verbe marquant un état duratif sans rapport de lieu ou de temps.
je suis, tu es (homme libre, bon, bien portant)..
Quand, en français, l'attribut n'est pas déterminé, en pounou le verbe être est suppléé par une légère pause devant l'attribut, dont on allonge la syllabe accentuée.
Ex. : Ce fusil (est) bon ; buta abu ( ) bu boti. — Ma maison (est) petite ; ndao ami ( ) dji geyi. — Le vieillard qui parle là (est) menteur ; inunu o i vosi vana ( ) ifutsi. — Ce couffin (est) neuf ; Pondzi adj'i ( ) dji gona. — Ce fusil (est à) capsule ; Buta abu ( ) bu kyapi.
Remarque. — Quand il s'agit de personnes ou de choses personnifiées, il est loisible d'employer le verbe dji.
Ex. : Je (suis) homme libre ; ni ( ) fumu ou : ni dji fumu. — Le père de Buka (est) bègue ; tadji Buka ( ) dibaba ; ou : tadji Вика а dji dibaba.
Nota. — L'Ipunu ayant peu d'adjectifs, supplée à cette carence : 1° Soit par des verbes d'état, à l'indicatif présent.
Ex. : Ce vêtement est noir ; ikutu yeyi i pinda. — Mon village est grand ; dimbu dyami di sakama.
2° Soit par des noms, simples attributs, unis au sujet sans préposition (en français à, pour, en, de).
Ex. : Ce remède (est) amer ; bilongo abi ( ) bi nduli (amertume), je suis, tu es, le, la, celui de.
Quand l'attribut est déterminé (en français, soit par un article, un adjectif démonstratif ou possessif, un pronom relatif), on a Ъ copule a ou ra, cette dernière moins souvent que a.
Ex. : Le père de Buka est le muet ; tadji Buka a dibaba ou ra dibaba. — La couverture que Dzambi désire est la blanche ; dimfunga dyo Dzambi e tisi a divèma ou ra divèma. — L'arbre à couper est celui-là, le grand, le pourri ; mwiri о и wangu, ra (a) guguna, mu-neni, и bota. Mundunga est le voleur ; Mundunga a (ra) mudjibi. — Ma maison est la petite ; ndao ami, a (ra) dji geyi.
je ne suis pas, tu n'es pas (bon, petit)...
Quand, en français, l'attribut n'est pas déterminé, en pounou la négation да sert de copuie.
Ex. : Bwasa n'(est) pas bon ; Bwasa a да muboti. — Ma maison n'(est) pas grande ; ndao ami dji да dji neni. — Ce remède n'(est) pas amer ; bilongo abi bi да nduli (amertume).
je ne suis pas le, celui-ci, celui de, celui en...
Quand, en français, l'attribut est un nom déterminé ou un pronom, n'(est) pas se traduit, par tsi ou tsiri.
Ex. : Ce couteau n'(est) pas le mien ; dibaga adi tsi (tsiri) dyami. Le pagne que j'ai acheté n'(est) pas celui-ci ; tsanda nzi sumba, tsiri djidji. — Le remède que j'ai bu n'(est) pas l'amer que tu as bu l'autre jour ; bilongo nzi nu, tsiri byo M nduli nde и та nu musa.
c'est
C'est moi, c'est toi etc.. c'est, suivi d'un nom déterminé, ne~ s'exprime pas en pounou.
Ex. : Qui a causé ? — (C'est) moi. Agni a tsi vosa ? — Meno. — Qui est-ce qui a traversé le chemin ? — (C'est) un porc-épic. Ani a tsi tabula nzila ? — Ngumba a tsi tabula. — (C'est) pénible de toujours travailler ; и sala, и sala, nzuki ; (mot à mot) travailler, travailler chose pénible. — (C'est) ton affaire ; dyambu dyau. — (C'est) difficile : dyambu di vura, (mot à mot) ehose difficile. — (C'est) vrai : dingendze ; (sous-entendu) : dyambu, (chose, affaire).
ce n'est pas Ce n'est pas s'exprime par : tsi, tsiri.
Ex. : Ce n'est pas quelque chose ; tsiri dyambu (ce n'est rien). Ce n'est pas la pluie, mais le vent ; tsiri mvula, punga. — Ce n'est pas un mensonge ; tsi и jura (mentir). — Ce n'est pas moi qui ai volé ; tsiri meno nzi daga. — Ce n'est pas par paresse ; tsi и tsora (ce n'est pas paresser).
B. — Le verbe marque un état passager. Je suis, tu es...
Quand, je suis, tu es..., marque un état passager, il se rend par le verbe : ka.
Ex. : L'eau est chaude ; mamba ma ka mudji. — Ils sont (se tiennent) courbés ; ba ka vesisi-vesisi. — Le chat est (en) sommeil ; nzutsi a M ilu.

II. — Avec un rapport de lieu

Je suis ici, tu es là, j'y suis.
. Je suis, suivi d'un adverbe de lieu, ou d'une expression indiquant l'endroit, se rend de manière différente, selon qu'il marque un état qui dure ou un état transitoire ou récent. 1°. — Je suis, marquant un état qui dure, se rend :
a) Pour les personnes, les animaux et les choses personnifiées, par dji.
Ex. : Nzamba est au village ; Nzamba a dji o dimbu. — Paul est. malade (dans un endroit à être malade) ; Paul a dji о и bêla. — Je suis ici ; gni dji vava.
b) Pour les choses, suis... ne s'exprime pas.
Ex. : Une pierre (est) sur le chemin ; dimaňi di ( ) va nzila. 2°. — Je suis ici, là... Marquant un état récent ou passager, se rend : par le verbe ka (quand ka est suivi des prépositions о ou u, Y. a de ka est assimilé par Yo ou Yu qui suit, et on a alors ko).
Ex. : Ngembi est à puiser de Геаи. Ngembi a ko mamba и fwera. — Ils sont à la forêt ; ba ko о musiru. — Je suis à la forêt ; ngo o musiru. — Les enfants sont à travailler ; bangebi ba ko и sala. — Ils sont dans le chemin ; ba ka mu nzila.
Je ne suis pas... dans, sur, ici, là.
Je ne suis pas, suivi d'un adverbe de lieu, ou d'une expression indiquant l'endroit, se rend par la forme nga, и да (présent sans copule).
Ex. : Les hottes ne sont pas dans la pirogue ; pondzi tsi да mu bwatu. Les enfants ne sont pas à la rivière ; bangebi ba да о mujyamba.
Je n'y suis pas.
Peut se traduire :
a) Soit par le négatif complet : ngatsi, и gatsi etc.. (le y français ne se répète pas).
Ex. : Bwassa est-il ici ? — II n'(y est) pas ; Bwassa a dji vava ? — A gatsi. — As-tu un couteau ? — Je n'(en ai) pas ; и na dibaga ? — Ngatsi (je ne suis pas).
b) Soit comme : je ne suis pas ici, il n'est pas là...
Ex. : II n'y est pas ; a да vava. — Le bouchon (n'y est pas) ; dilabuga di да типа (n'est pas dedans).

Où interrogatif se traduit de manière différente selon qu'on veut faire ressortir ou non l'idée de durée. 1°. — Sans idée de durée on a le verbe ka, précédé du pronom convenable.
Ex. : Où est Nziou ? — Nziu a ka 4 — Où est ton pagne ? — Tsanda agu dji ka ?
2° Quand on veut marquer Fidée de durée, on a le verbe vu soit dans sa forme simple, soit sa forme composée dji vu, ou le. verbe dji, précédés du pronom interrogatif de lieu : auňi.
Ex. : Où sont les porteurs de charges ? — Bango mifuna badji wevi ? — ou bien : augni ba vu ? ou augni ba ji vu ?
Remarque. — Quand où est pronom relatif, il se traduit par ou, et par vo, suivi du verbe vu ou ji vu.
Ex. : Viens voir où est l'enfant ; rug'i laba ou ngebi a dji vu.
C'est ici, c'est là, loin, près, dedans...
C'est, suivi d'un adverbe de lieu, ou d'une expression indiquant l'endroit ne s'exprime pas, mais le pronom de lieu (en pounou) prend le préfixe de détermination : a, s'il est isolé. S'il forme une expression avec un verbe ou un nom, il ne prend pas le préfixe a.
Ex. : C'est ici ; avava (ou) aveva. — Cest là ; avana. — Où est ce ? aveňi ?
mais : C'est loin ; va vala (u-vala est un verbe). — C'est près ; va bebeli. — C'est sur une autre rive ; vana disimu, ou bien : una disimu.
Ce n'est pas ici, ce n'est pas là, pas loin etc.. Ce n'est pas, suivi d'un adverbe ou d'une expression indiquant le lieu se traduit par tsi tsiri.
Ex. : Ce n'est pas ici ; tsi (ou) tsiri vava. — Ce n'est pas là ; tsi vana. — Ce n'est pas loin ; tsiri vala. — Ce n'est pas sur l'autre rive ; tsiri о disimu. — Ce n'est pas là-dedans ; tsiri типа. — N'est-ce pas ici ? — tsiri vava ?

III. — Avec un rapport de temps

Je suis (j'existe).
1°. — Pour marquer un état qui a déjà duré, on a le verbe -vu, au présent de l'indicatif {vu, dji vu).
Ex. : Dieu est ; Nyambi a vu, ou bien : Nyambi a dji vu. \
64 SOCIÉTÉ DES AFRICANISTES
2°. — Pour marquer un état atteint depuis peu, on a le verbe ka précédant vu.
Ex. : anana Вика a ka vu ! — (Cest) ainsi qu'est Buka ! (qu'il est devenu).
Je ne suis pas (je n'existe pas).
Je ne suis pas dans le sens de : je n'existe pas, se traduit simplement par : je ne suis pas, tu n'es pas... etc. : Ngatsi, и gatsi...
Ex. : Les fétiches ne sont pas ; bagisi ba gatsi...
Je suis encore, je ne suis plus.
1°. — Je suis encore, se rend par :.ngi, и ki... du verbe ka.
Ex. : Je suis encore vivant,' ngi mono (je suis encore vie). Je suis encore enfant ; ngi ngebi. Il fait encore froid ; va ki yotsi.
2°. — Je ne suis plus, tu n'es plus, se rend par : nga bwe, и да bwe ; nga mwe, и да mwe etc.. La négation mwe ou bwe (encore) du verbe u-bwala, réitérer.
Je ne suis pas encore.
Je ne suis pas encore, s'exprime par : ni ngà ba, (ou) ni se kà ba. Je ne suis pas encore vieillard ; ni ngà ba inunu.
Il est, c'est (demain... etc.)
L'impersonnel : il est et c'est, devant un adverbe ou une locution adverbiale de temps, ne s'expriment pas.
Ex. : II est nuit ; va mukolo (maintenant nuit). — (C'est) demain ; mugese.
Ce n'est pas... (demain, maintenant... etc.).
Ce n'est pas, devant un adverbe ou une préposition adverbiale de temps, s'exprime par tsi, tsiri.
Ex." : ce n'est pas hier ; tsiri masiga. — Ce n'est pas demain ; tsi mugese.
Être aux temps et modes autres que le présent de l'indicatif
I. — Le temps passé ou. futur étant déjà exprimé par les circonstances, le passé et le futur du verbe ÊTRE se rendent par la forme sans copule du présent, lorsqu'ils marquent un. état.
Ex. : L'animal que nous avons aperçu (était) une hyène ; ibulu yo tu tsi labilila, imbungu.
Lorsque le verbe est négatif, on ajoute la négation tsi, tsiri.
Ex. : L'animal que nous avons aperçu, n' (était) pas une hyène ; ibulu yo tu tsi labilila, tsiri imbungu.
C'était, c'a été, ce sera ; ce n'était pas ; ça n'a pas été ; ça ne sera pas, dans le même cas, se rendent aussi par la forme sans copule du présent « c'est » ou « ce n'est pas » :
Ex. : Qui parlait là ? — (C'était) nous. Am a be ne vosa vana ? Djyeto. — (Ce sera) demain (que) nous partirons ; Mugese tu и wenda. — Je savais qu'il mentait ; mais ce n' (était) pas mon affaire : ni ma djyaba ri e furi, tumba tsiri dyambu dyami. — Le chemin que vous avez pris, ce n'est pas le bon ; nzila djyo du tsi wendesena, tsi djidjina (ce n'est pas celui-là).
II. — Hors le cas indiqué ci-dessus, les divers temps du verbe ÊTRE sont rendus à Taide du verbe ba.
Ex. : Où étais-tu ? — Aveňi и betsi ? — Soyez bons ; banu baboti. — Si j'avais été là, les enfants ne se seraient pas battus. Mbe ni betsi vana, mbe bangebi ba да toga. — S'il'n'avait pas fait (été) chaud, la viande n'aurait pas pourri. Mbe va да betsi yusila, mbe nya- ma dji да bola.
Être suivi d'une préposition
1°. — D'une façon générale, ÊTRE suivi d'une préposition, se rend par un des verbes indiqués plus haut, auquel il suffit d'ajouter la préposition convenable : о (go) à ; va, à, sur ; mu, dans, que la préposition soit suivie d'un nom ou d'un verbe et aussi na avec.
Ex. : Kumba est (dans) à la case ; Kumba adji o ndao. — Les sangliers étaient à fouiller le champ de manioc ; bangudji ba betsi о nungi madjyaga и futsa. — Les porteurs de charges n'étaient pas en force ; bango mifuna ba sa ma ba na mangolo. 2° ÊTRE à, au sens de appartenir à, être de, au sens de être composé de (con'stare) s'expriment d'après les règles données plus haut.
Ex. : Cette sagaie est à Ngembi ; dikongo didi, di Ngembi. — Ce fusil est de fer ; buta bubu, bu budilu.
Remarque. — Quand la préposition française est suivie d'un pronom personnel (substantif), en pounou on substitue le pronom possessif à ce pronom personnel.
Ex. : Ces pagnes (sont) à moi ; tsanda tsitsi, atsyami (les miens). — Ces couteaux (sont) à eux ; mabaga ama, amoo (les leurs).
3° — Être à, être sur le point de, se traduisent par i ku suivi du verbe.
Ex. : Ipandi est sur le point de mourir ; Ipdndi i ku fu. — Les enfants sont sur le point de sortir ; bangebi i ku pala.
4°. — Être en train de, se traduit au présent de l'indicatif par le verbe à l'infinitif, répété ensuite à l'indicatif présent, ou bien verbe - avec répétition de la première syllabe.
Ex. : Les enfants sont en train de manger ; bangebi, udji be dji. — • Regarde là-bas, deux éléphants sortent de la forêt ; tsuna guna, banzao ba bedji и pala be pâli o musiru.
5°. — Être de, au sens de : être originaire de, venir de, se rend de différentes manières selon le sens précis qu'on veut donner.
Ex. : Je suis de Panga (originaire de, je n'y habite plus) : ni ma burulii o Panga ; (j'y habite) : о Panga ni tsani : ou bien : je suis habitant de Panga v me mwisi Panga, ou bien : me fii dji mwisi Panga.
6°. — Être pour, au sens de « être du côté de », se rend par le temps convenable du verbe être suivi de là locution prépositive o yari i, • (du côté de), (du parti de).
Ex. : Ibinga est pour le chef ; Ibinga a dj'i o yari i Fumu.
" Quand la préposition pour, est suivie, en français," d'un pronom peisonnel, l'adjectif possessif se substitue au pronom, en pounou.
Ex,. : Mombo sera pour moi ; Mombo o ba o yari y ami (de mon côté).,. „
Manière de suppléer le verbe avoir
AVOIR n'a pas de correspondant en pounou. Il se tourne par être ,. avec и ba na. Il s'exprime au présent de l'indicatif par la forme conve- , nable du présent du verbe être, selon les règles]de l'emploi des diverses v;i formes du présent. — Pour les autres temps, on emploie le temps correspondant pounou, du verbe ba.
Se rappeler que : 1°. — Quand la chose est récente, on a « ka » au présent.
Ex. : Djyembi a une plaie (il y a peu de temps) ; Djyembi a ka na рига.
2°. — Que le présent ordinaire ne comporte pas de copule.
Ex. : Djyembi a па рига ; Djyembi a une plaie (ici pas de détermination de durée), (m. à m.) Jyembi il avec plaie.
Remarques. — Dans « l'avoir, en avoir », on totirne la phrase par « est avec » moi, avec toi, avec lui, etc..
Ex. : As-tu ton couteau ? — Je l'ai. — U na dibaga ? — Di n'ami (Tu es avec couteau ? — II avec moi). — Ont-ils de la nourriture (sont-ils avec nourriture) ? — Ils en ont (en est avec eux). Ba na mbingu ? — Dji n'oo.
Dans" « ne pas Favoir, ne pas en avoir », on tourne la phrase par : n'est pas avec moi, avec toi, etc..
Ex. : Ont-ils du tabac ? (ils avec tabac) ? — Ils n'en ont pas, (n'en pas avec eux). Ba na tsunga ? — Dji да n'oo.
3° — Quand il y a un relatif complément, il devient sujet du verbe en pounou.
Ex. : Les pagnes que j'avais (qui étaient avec moi), je les ai vendus cher ; Tsanda tsi be n'ami, nzi sumbisa dufunu du ranga.
4°. — Moi qui ai, toi qui as, etc.. se rendent par « moi je (suis) avec ; toi, tu (.es) avec » etc.. et de même pour les autres temps.
Ex. : Moi qui ai mal au pied (je avec pied maladie) je marche. —
Meno , gni na dikulu bwali, gni wendi.
Moi qui n'ai pas, etc.. se rendent par « moi je ne pas avec », etc.
Ex. : Toi, qui n'as pas d'argent, (toi, tu ne pas, avec argent) travaille pour payer (que tu payes) , ton impôt ! — Nde, и да na mbongo, sala и kë juta dumanda dwau !
5°. — II y a, il y avait, il y aura ; s'exprime par le pronom de lieu ou de temps convenable : va, u, mu, pour le lieu ; va et u pour le temps. Au présent de l'indicatif, on supprime la copule :
Ex: : Va mutu ; il y a quelqu'un ; mu mamba, dedans (de F)eau. — V'o ba mwula ; (il) y aura (de la) pluie. II n'y a pas s'exprime de même que : il y a... ; mais, en ajoutant la négation.
Ex. : va да mutu ; il n'y a pas quelqu'un. — mu да mamba ; dedans (il n') y (a) pas eau.
6°. — Où il y a, où il y avait, où il y aura, etc.. On emploie le relatif de lieu, suivi du pronom impersonnel sujet :
Ex. : Allez gratter où (il) y (a des) herbes ; wendanu kaka vo va biriri. — Tu arrangeras la toiture où (il) y aura (des) trous ; и и lon-da mwandza vo v' o ba maluta. — Peut-être, dans la savane y a (il) (des) champignons ; ta, un'u кити и boo.
Et avec négation :
. Où il n'y a pas d'eau, les plantes ne germent pas ; ou и да Vamba, bigunu bi ge bendi. — II a construit sa case où il n'y avait pas d'arbres ; a tsi типда ndao andi vo va да betsi miri.
Conjonctions
Invariabilité. — Les conjonctions sont invariables.
Place. — Les conjonctions de relation se placent entre les mots qu'elles ont pour fonction de relier.
Les conjonctions de subordination se placent tantôt avant le pronom sujet, tantôt entre le pronom sujet et le verbe.
Conjonctions de coordination
Et, avec, se rendent par : na.
Ex. ; Ndejyo na taji au. Toi et ton père. — Nzi dimbu na dubàmba, j'ai été frappé avec un rotin. /
Ou... ou, se rend par ne... ne et le verbe affirmatif.
Ex. : Ne ndejyo ne Ngembi, umosi a tsi daga. Ou toi, ou Ngembi un a volé.
Ni... ni, se rend par ne... ne et le verbe négatif.
Ex. : Ne magena ne imbungu, ba ge dji mad j y aga. Ni (le) léopard, ni (la) hyène ne mangent (de) manioc.
Mais, se rend par tumba.
Ex. : U ya nyonzena, tumba sala na buranga. Ne travaille pas avec nonchalance, mais avec énergie.
C'est pourquoi, se rend par adi, (pronom adi, du préfixe de dyambu).
Ex. : m bèli, adi nga mana isalu. Je suis malade, c'est pourquoi je n'ai pas fini (mon) travail.
I. — Conjonctions de subordination
En Pounou, la conjonction de subordination forme souvent avec le verbe, une expression pour ainsi dire indivisible :
Soit que sa présence modifie profondément le sens des temps du verbe ;
Soit que sa présence exige que le verbe prenne un, ou même deux suffixes.
Il arrive aussi que la conjonction disparaisse pour faire place à un auxiliaire qui en tient lieu.
C'est pourquoi dans l'étude des conjonctions de subordination, nous engloberons celle des propositions subordonnées.
II. — Conjonctions de subordination
Temporelles
1°. — Quand, lorsque 1°. — Avec le passé :
vo, vana, quand le passé est récent ; le verbe est au passé récent : tsi ; vana, quand le passé est éloigné, le verbe est au passé éloigné : ma.
Avec vo, vana, le verbe prend toujours le suffixe -ila, -ulu.
Ex. : Masiga, vana a tsi nog-ila, tu betsi о kumu ; hier, quand il a plu, nous étions en savane. — Vana Bapunu ba ma rugila o Murindi, ba ma i rasunu Balumbu ; quand les Pounous vinrent à Mourindi, ils y trouvèrent les Loumbous.
2° — Avec le futur : 2 formes : a ) vo, et le futur en u. Le verbe prend le suffixe applicatif -ila, -ilu.
Ex. : Vo mupusi ami о bur-ila mwana, ni иди vega ; quand ma chèvre fera un petit, je te (le) donnerai. — Vana o nog-ila, tu и kota ndao ; quand il pleuvra, nous rentrerons (dans la) cas b) pa, et le temps subjonctif (sans le suffixe -ila).
Ex. : Pa и kë (ku) sigoma, ňy иди vega musuga и ramba mirambu ; quand tu te tiendras tranquille, je te permettrai de piéger.
3°. — Avec le futur antérieur : pa, et le verbe au passé éloigné ma (sans le suffixe -ila).
Ex. : Pa mangala dji ma tebuga, tu и we loba ; quand la saison sèche sera arrivée, nous irons pêcher à la ligne.
4°. — Avec le présent :
pa, et le présent de l'indicatif à auxiliaire i ou le subjonctif kë (sans le suffixe -ila).
Ex. : Pa и i, beli, и уа dji ; ou bien : Pa и kë bêla, и ya dji ; quand tu es malade, ne mange pas. — Pa tu i sali, tu ge réki ; quand nous travaillons, nous ne rions pas.
Lorsque... ne pas.
1°. — Avec le passé :
vo, quand le passé est récent,
le verbe est au passé négatif récent : да.
vana, quand le passé est éloigné,
le verbe se met au passé éloigné, négatif : en sa ma.
Le verbe prend le suffixe applicatif -ila, (ilu).
Ex. : Vo bangebi, na kedi, ba да labila ngudji dji nemina, ba tsi ulu pidisa ; quand les enfants, ce matin, n'ont pas trouvé le sanglier blessé, ils ont ressenti du dépit.
2°. — Avec le futur :
pa, et le verbe au futur négatif ; (sans le suffixe -ila).
Ex. : Pa mvula a go noga, tu и runga ndao. Quand il ne pleuvra pas, nous construirons la case.
3°. — Avec le présent : pa, et le verbe au présent de l'indicatif négatif (sans le suffixe -ila)
Ex. : Pa mwiri a ge buri milunda mi boti, tu i mu wangi. Quand un arbre ne produit pas de bons fruits, nous le coupons.
Remarque. — Les conjonctions : vo, vana exigent toujours le suffixe applicatif verbal : -ila, -ulu. 2°. — Toutes les fois que...
1°. — Avec le passé : kumbu tsyotso, suivi du verbe suffixe de -il-anga.
Ex. : Kumbu tsyotso и ma fur-il-anga, и та dila bambata. Toutes les fois que tu as menti, tu as gagné des gifles,
2°. — Avec le futur :
kumbu tsyotso, suivi du verbe suffixe de -ila.
Ex. : Kumbu tsyotso о nog-il-anga, и и vaga nyengo vo usu kana.
3°. — Dès que, au moment où...
ikë, ik', suivi du verbe au présent de l'indicatif ordinaire ; le verbe principal se met au temps, voulu par le sens, passé ou futur.
Ex. : Ikë ngwali e vosi, tu tsi rambuga bilu. Cela est (dès que) la perdrix a causé (chanté), nous nous sommes éveillés. — Ikë wisi e tebuyi, tu и sala. Cela est (dès que) le jour il paraît (paraîtra), nous travaillerons.
Remarque. — S'il s'agit d'un fait habituel, d'un acte quLse répète on a aussi ikë, ik', et le présent de l'indicatif, mais alors le verbe principal se met à l'infinitif, précédé de ik'.
Ex. : Ikë wisi e bati, bapasa ilťukota musiru. Seulement soleil il est haut; alors buffles entrer en forêt. (Dès que le soleil est haut, les buffles rentrent en forêt).
4° — Tout le temps que...
1°. — II s'agit d'une habitude actuelle : pa, et le verbe se met au présent de l'indicatif ordinaire ; le verbe principal se met aussi au présent de l'indicatif.
Ex. : Pa Mbadinga e sali, a ge vosi. Tant que (tout le temps que) Mbadinga travaille, il ne cause pas.
2°. — II s'agit d'un état passé :
vana, suivi du passé convenable ; le verbe prend le suffixe -anga.
Ex. : Vana Вика а та bel-anga, a sa ma dji. Tout le temps que Bouka a été malade, il n'a pas mangé. 3°. — II s'agit du futur : ne vana, suivi du futur ordinaire, le verbe prend le suffixe -г/я.
Ex. : Ne vana tu и labila nyangu, tu и sala. Tant que nous verrons clair, nous travaillerons.
Remarque. — On peut aussi employer la périphrase : пета yotso (temps tout).
Le verbe se met au présent, au futur ordinaire, ou au passé convenable ; dans ce dernier cas, il prend le suffixe -an да.
Ex.' : Пета yotso о vaga nyangu, и и sila bakoko mu ngangala. Tant qu'il fera jour, tu laisseras les volailles dans la cour. — Пета yotso Вика a ma bèlanga, a sa ma ji. Tout le temps que Bouka a été malade, il n'a pas mangé.
5°. — Jusqu'à ce que...
Se rend par : .
tena vana, suivi du verbe au passé ou au futur selon le sens ; le verbe prend toujours le suffixe -ila.
Ex. : Nsi tsana o dimbu di Ditaga, tena vana a tsi mfutila. Je suis demeuré au village de Ditaga, jusqu'à ce qu'il m'ait payé. — Nzam- ba о tsana o mbu nganga, tena vana o belugila. Nzamba demeurera auprès du médecin, jusqu'à ce qu'il soit guéri.
6°. — Avant que...
1°. — Avec le passé : 3 formes :
a) yotso, et le subjonctif ; le verbe prend le suffixe -ila ; le verbe principal se met au passé convenable, prend le réfléchi -ke, et le suffixe -ila.
Ex. : Yotso nga rugila o lamission, gni ma kè vařila mambari mèma Avant que je vienne à la mission, j'avais planté ces palmiers. b) ne, et le subjonctif ; le verbe ne prend pas le suffixe -ila ; le verbe principal se met au passé convenable, prend le réfléchi kè, et le suffixe -ila.
Ex. : Ne nga гида о lamission, gni ma kè vařila mambari mèma. Avant que je vienne à la mission, j'avais planté ces palmiers.
c) vana mbe, et le passif négatif en kà (se, se kà) sans le suffixe -ila. Le verbe principal se met au passé convenable, prend le réfléchi kè et le suffixe -ila. Ex. : Vana mbe Koo a kà fu, dimbu di ma kè nyengila. Avant que Koo ne fût morte, le village avait brûlé.
2°. — Avec futur : 2 formes :
a ) yotso, et le futur en -u, suffixe -ila : le verbe principal se met au futur en -u, prend le réfléchi kè, et le suffixe -ila.
Ex. : Yotso mvula о nogila, tu и kè tolila о dimbu. Avant que la pluie tombe, nous serons arrivés au village. — Yotso и и rugila o mwendu, pinda tsyu kè bendila. Avant que tu reviennes de voyage, les arachides auront germé.
b) ne, et le subjonctif ; le verbe ne prend pas le suffixe -ila ; le verbe principal se met au futur en -u, prend le réfléchi kè, et le suffixe -ila (-ina).
Ex. : Ne и kë gabuga, gni и kè manina iduba. Avant que tu reviennes, j'aurai fini ma nasse. - — Ne mumbamba и kë sukila, ňy и kè fwila. Avant que la route soit terminée, je serai mort.
7°. — Pendant que...
Se rend par quand, dans ses diverses acceptions.
8°. — Après que...
a) Si on veut marquer la succession immédiate de deux faits, se traduira comme dès que.
b) S'il s'agit d'un passé indéterminé ou éloigné, on le traduira comme quand.
9°. — Depuis que...
1°. — Si le verbe exprime un fait passé passager, il se met au temps indéterminé, et prend le suffixe -ila.
Ex. :. Tu bugila bataba, ba ge mwe gasa. Depuis que nous avons soigné les moutons, ils ne maigrissent plus.
2°. — Si le verbe exprime un état qui dure encore, il se met aussi au temps indéterminé, et prend le suffixe composé -il-anga.
Ex. : Nziu a rug-il-anga o dimbu dyandi, ik'ulila, n'o lila. Depuis que Nziu est venu de son village, il ne fait que pleurer. — Mbadinga a belug-il-anga minu, a ge mwe tata. Mbadinga, depuis qu'il est guéri (du mal de) dents, ne geint plus. Remarque. — Dans ces phrases, le verbe principal a la terminaison du présent de l'indicatif en a, au lieu de l'avoir en i, qui semblerait plus régulière.
3°. — Depuis que... ne pas : se rend par : cesser de, ubumina, udunda, qui suivent les mêmes règles que plus haut.
Ex. : Mwula a bumin-in-anga и пода, magaji ma miri ik'we ne nengena. Depuis qu'il ne pleut plus, les feuilles des arbres seulement aller avec se faner (se fanent).
10°. — En même temps que...
1°. — S'il s'agit d'une habitude, on a :
pa, le verbe est au présent du subjonctif ; le verbe principal est au présent ordinaire.
Ex. : Pa a kë dji, e vosi. En même temps qu'il mange, il parle. (Il parle en mangeant).
2° S'il s'agit d'un fait isolé passé on a :
■ vana, le verbe se met au passé demandé par le sens et prend le suffixe -ila.
Ex. : Masiga, ngebi djidji, vana a tsi lila, a tsi reka va mosi. Hier cet enfant lorsqu'il pleurait, il riait ensemble (en même temps).
Conditionnelles
A) — Si 1er Cas : Condition possible
1. Affirmatif.
a) Avec le passé : on a la conjonction yeri, et le verbe est au passé convenable.
Ex. : Si un singe a été pris dans (le) piège à singes, nous l'achèverons. — Yeri kari a tsi wakululu mu digela, tu и dji lukula.
b) Avec le futur : on a indifféremment les expressions suivantes : la conjonction pa, intercalée entre le pronom sujet et le verbe, sans auxiliaire. Ex. : Si tu viens demain, (viendras), je te donnerai un pagne. U pa ruga mugese, ňy иди vega tsanda.
La conjonction pa est en tête de la proposition, et le verbe se met au passé composé avec l'auxiliaire tsi.
Ex. : S'il pleut demain, nous nous coucherons. — Pa a tsi noga mugese, tu и silama.
La conjonction na (n'o), intercalée entre le pronom sujet et le verbe à l'infinitif.
Ex. ": Si tu es (seras) piqué par une vipère cornue, tu ne tarderas pas à mourir. — U n'o gaku na pili, и go tamba n'o fu.
c) Avec le présent : on a la conjonction yen, .et le verbe est au présent de l'indicatif à forme i.
Ex. : Si tu es malade, (en ce moment), ne mange pas. — Yeri и i belix и ya dji.
2. Négatif.
a) Avec le passé, le présent, le futur : on a la conjonction yeri, suivie de la négation да et le verbe est au passé convenable, au présent négatif (ge) ou futur (go).
Ex. : Si la petite saison sèche ne cesse pas maintenant, les maïs sécheront. — Yeri igangi i go suka namapapa, putu tsy и пепдапа. — Si Kasa n'est pas malade, il viendra aujourd'hui. Yeri Kasa a ge běli, o ruga nanyangu.
b) Pour le futur seul, on peut avoir aussi la conjonction pa, suivie de la négation да, et le verbe suit sans autre auxiliaire.
Ex. : Si tu ne vas (iras) pas au sel, je te frapperai. Pa и да wenda о misayi, ňy иди dimba.
2e Cas : Condition non réalisée, non réalisable ou jugée telle.
1. Affirmatif.
a) Avec le passé : on a mbe, en tête de chaque proposition, aussi bien la principale, que la conditionnelle ; la conditionnelle prend le passé convenable, soit éloigné, soit récent ; La principale prend le temps demandé par le sens.
Ex. : Si tu avais travaillé avec ardeur, tu aurais gagné. Mbe и tsi (ma) sala na buranga, mbe и tsi (ma) dila pwela mbongo. b) Avec le présent : on a mbe dans les deux propositions : le verbe de la proposition conditionnelle se met au présent de l'indicatif ; Celui de la proposition principale se met au temps demandé par le
sens.
Ex. : Si tu es (étais) en bonne santé, nous allons (irions) nous pro-, mener. — Mbe и dji buvigni, mbe tu i wendi и linga. — Si Mousavou est (était) malade, sa mère pleure (pleurerait). — Mbe Musavu e bèli, mbe nguji andi e lili.
c) Avec le futur : on sl mbe dans les deux propositions ; le verbe de la proposition conditionnelle se met au conditionnel 2e forme. Le verbe de la proposition principale se met au futur ordinaire u.
Ex. : Si tu avec te verser (te versais) de l'eau trop chaude sur le pied, tu te brûleras (brûles) ; (sous-entendu : tu ne le feras pas).. Mbe и п'о kè pugila mumba ma muji mu dikulu, mbe и и пуепда.
2. Négatif.
a) Avec le passé : on a mbe, en tête de chaque proposition, aussi bien de la principale que de la conditionnelle ; la conditionnelle prend le passé négatif convenable, soit éloigné, soit récent (sa ma) éloigné, (да) récent.
Ex. : Si nous n'avions pas couvert notre case, en saison sèche, elle coulerait. Mbe tu sa ma fuga ndao eto, mu mangala, mbe dji deki. — Si nous n'avons (n'avions pas) couvert notre case en saison sèche, la toiture coule (coulerait). — Si tu n'as pas (n'avais pas) blessé quelqu'un, on ne t'a (t'aurait) pas fait entrer en prison). (Passé récent, aujourd'hui, hier...). Mue и да nemisa mutu, mbe ba дай kotisa o tsugu.
b) Avec le présent : on a m be en tête de chacune des deux propositions ; la proposition conditionnelle p rend le présent négatif (ge) ; le verbe principal se met au temps voulu par le sens.
Ex. : Si tu n'es (étais) pas malade, nous irons (irions) nous promener. Mbe и ge bèli, mbe tu и we и linga.
В) Si ce n'est...
Si ce n'est, se rend par : ikë ik', ou bien vengu, excepté (plus employé).
Ex. : Mabika ne vient jamais, (si) ce (n')est pour demander de l'argent. Mabika a ge ruyi i/c'i vonda mbongo. — Mabika ne vient pas, excepté pour demander de l'argent. Mabika a ge ruyi, vengu mu i vonda mbongo.
Concessives.
A) — Quand bien même, même si, supposé que... 1. Réalisable, qui a pu être réalisée, ou regardée comme telle :
a) Avec le passé, on a la conjonction ne et le verbe au passé convenable.
Ex. : Même si tu m'as volé, je ne te frapperai pas. Ne и tsi ndaga, ngo gu dimba.
b) Avec le présent, on a la conjonction ne, et le verbe au présent.
Ex. : Même si tu me hais, moi je ne te hais pas. Ne и i pini, me nge ïjii vini.
c) Avec le futur, on a, soit : l'auxiliaire kali, intercalé entre le pronom sujet et le verbe simple.
Ex. : Le diltilu (poisson) même s'il remonte la rivière, n'oublie pas le confluent. Dilulu a kali mata mujyamba, a ge tsimbu malu, soit : ne, avec le verbe au passé en tsi.
Ex. : Quand bien même j'irais loin, je n'oublierais pas ma mère. Ne nzi we vala, ngo libena marna.
Soit rn'o, intercalé entre le pronom sujet et le verbe simple.
Ex. : Même si tu me mens (demain), je ne te frapperai pas. Ne и п'о mfura, ngo и dimba.
2. Irréalisable, irréalisée ou regardée comme telle.
a) Avec le passé, on a l'expression ne mbe, suivie du verbe au passé récent ou éloigné.
Le verbe principal prend aussi mbe, et se met au temps demandé par le sens.
Ex. : Quand bien même tu m'aurais volé, je ne te frapperai (frap- 'perais) pas. Ne mbe и ma ndaga, mbe ngo и dimba.
b) Avec le présent on a l'expression ne mbe, suivie du verbe au présent ; le verbe principal prend mbe et se met au présent.
Ex. : Quand bien même tu me hais (haïrais), moi je ne te hais (haïrais) pas. Ne mbe и i pini, me nge и vini.
c) Avec l'idée de futur, on a l'expression ne mbe et le verbe se met au futur en
Ex. : Quand bien même ma case brûlera (brûlerait), j'entrerai (j'entrerais) prendre ma caisse. Ne mbe ndao ami dji и пуепgа, mbe ňy и kota nga bonga igara yami.
B) '— Quoique, bien que, malgré que...
Se rendent par l'expression ne vana, suivie du verbe au temps convenable d'après le sens ; le verbe est presque toujours suffixe de -ila.
Ex. : Bien que mon chien aille mordre les gens, je ne le tuerai pas. Ne vana mondi ami dji ye ne gak-ila batu, ngo dji boka.
Quoique les hommes soient mauvais, Dieu les aime. Ne vana batu ba bili ba bi, Nyambi e ba tisi.
C) — Pourvu que, pourvu que ne... . pas
Pourvu que, se rend par /e. (d'abord) et le verbe simple.
Ex/: Pourvu que je mange, le reste m'est égal, ni le ji, mambu ma susu, mbuku.
Pourvu que ne... pas, se rend. par keri... ya.
Ex. : Je me moque d'avoir mal aux yeux, pourvu que je ne meure pas. ni pa bêla misu, mbuku, keři ňi ya fil. .
Causales t Parce que, puisque,,.,
Parce que, puisque, se rendent par : mumbari et le verbe se met au temps convenable de l'indicatif.
Ex. : Mombo est .tombé du. palmier,, parce qu'il était avec ivresse (ivre). Mombo a tsi vamuga о mbari, mumbari a be na dilangi. — L'ari- tilope kabi s'est échappée du piège, parce que la corde a cassé. Kabi a tsi patuga о murambu, mumbari mdkudu и tsi tabuga.
• Finales Afin que, pour que, en sorte que, pour...
1. Afin que, pour que etc. se rendent : soit par le subjonctif, sans aucune conjonction
Ex. : Apprends beaucoup pour orner ton âme. Wila pwela, и kë bwe d jisa iňuňi you.
Soit par le subjonctif, précédé de : mumbari.
Ex. : Va me chercher des rotins, pour que je tresse un panier. Ye tombila mbamba, mumbari nga runga pondzi.
2. Afin que ne... pas, de peur que... se rendent par le subjonctif négatif, précédé ou non de mumbari. Ex. : Travaille bien, afin de ne pas être réprimandé. Sala na bu-
ranga, и kè syembu (ou bien) : mumbari и kè syembu. — Ouvre l'œil,
de peur de te blesser. Lubuga, и kè nemina.
Comparatives 1. Comme si
Comme si, se traduit par nde ri (tu dis ,que), du bien, dedi na (comme si). Le verbe se met au présent de l'indicatif en i.
Ex. : J'ai trouvé Mbadinga, il pleure (pleurant) comme si on le tuait. Nzi rasunu Mbadinga, e lili, dedi na be mu boki. — J'ai trouvé Mbadinga, il pleure (pleurant)' tu dis qu'on le tue. Nzi rasunu Mbadinga, nde ri bë mu boki.
2. Plutôt que- Plutôt que, n'a pas de correspondant en pounou, il faut tourner la
phrase ainsi : ne pas (faire) une chose, seulement (faire) l'autre : U ya...
ik'...
Ex. : II faut combattre le buffle, plutôt que le fuir, se tournera par :
Ne fuis pas le buffle, seulement (le) combattre. U y a rina pasa, ik'u
toga.
Consécutives 1. Tellement que, au point que, de sorte que...
Se rendent par : a) ik' et le verbe à l'infinitif. . * .
Ex. : Mbadinga était si fâché, qu'il blessa son camarade. Mbadinga a tsi nyoga pwela, ik*unemisa mbatsi andi, litt.: Mbadinga sJest fâché, cela blesser camarade. b) tena vana, suivi du verbe au temps convenable de l'indicatif . — • Le verbe prend le suffixe -ila.
Ex. : II a plu tellement que l'eau de la rivière est arrivée au jardin. A tsi noga pwela tena vana mamba ma mudjyamba matsitol-ila о mugombo. — Mundunga s'est tellement blessé, qu'il (en) mourra. Mundunga a tsi nemina pwela, tena vana o fw-ila.
2. Sans que...
Sans que, se rend par ne suivi du verbe à l'infinitif.
Ex. : Mbina est mort, sans plus dire une parole. Mbina a tsi fu, ne и mwe vosa dyambu. Kumba ťa volé, sans que tu le voies. Kumba'a tsi gu daga, ne и mu laba.
Complétives
La proposition complétive se met à l'infinitif.
Ex. : J'aime (me) promener, ni tisi и linga. — Tu as fini de travailler. Uma mana и sala. — J'ai envoyé Buka porter une lettre. Nzi tinda Вика и bega muganda. .
Nota. — C'est aussi à l'infinitif que se met le verbe complément d'un nom ; il prend alors la forme applicative : -ila.
Ex. : Le jour de partir. Ilumbu i и wend-ila.
Exceptions 1. Penser, dire...
Après les verbes énonçant une opération intellectuelle, tels que :
u-vosa, dire ; u-tsingula, dire, avouer ; u-tasa, penser ; u-djyaba, savoir ; u-wila, apprendre ; u-singa, croire ; u-ulu, entendre, comprendre ; u-longa, promettre ; u-vaga itut espérer ; u-lubusa, avertir...
la proposition complétive prend la conjonction ri et son verbe prend le temps convenable du mode indicatif :
Ex. : Nous savons que Dieu nous aime. Tu ma djyaba ri Nyambi. e tu tisi. — Muketo a entendu dire que son village a brûlé. Muketo a tsi ulu ri, dimbu dyandi di tsi nyenga. Remarque. — Après les verbes : u-vosa, u-tsingula, u-ulu, u-vaga itu, on rétablit ordinairement íe style direct.
Ex. : Bubala a pensé mourir (je mourrai) de sa (ma) maladie. Bubala a ma tasa ri : ňy и fu na bwali bwami. — Jean espère parvenir au ciel ; (que je parviendrai...) Jean e vayi itu ri : ňy и Milá oyulu.\
2. Commander, forcer...
Après les verbes marquant une influence sur la volonté, tels que i u-ruma, commander ; u-vatisa, forcer ; u-longa, conseiller...
La proposition complétive se met soit au subjonctif (kë), soit à l'infinitif.
qu'il monte (au) palmier Ex. : Kumba a forcé son fils
à monter (au) palmier.
a kë mata mbari Kúmba a tsi vatisa mwana andi
и mata mbari
3. Défendre, empêcher...
Après les verbes marquant un empêchement, une défense, tels que .1 . ugandisa, interdire, ukambisa, empêcher..., la proposition complétive se met à l'infinitif.
Ex. : Dieu nous a défendu de faire du mal aux autres ; Ňyambi a ma tu gandisa uvaga dibi o mbu bambatsi.
4. Aller, venir.
Les verbes : uwenda, aller, uwetsa, venir, employés sous leurs formes abrégées : we, ye, va ; i, viens ; s'emploient comme de véritables auxiliaires et sout suivis du verbe sans caractéristique aucune.
(Wetsa n'existe en Pounou que sous sa forme apocopée i).
Ex. : Mousavou est allé chercher Mangwala ; Musavu a tsi we(ye) landa Mangwala, — Un étranger est venu mourir ici ; Mweňi a tsi i fwila vava. — Viens prendre ; / bonga. 82 SOCIÉTÉ DES AFRICANISTES
5. Complétive pouvant se rendre par un participe
Après les verbes : ulaba, voir ; urasunu, trouver ; utsukiga, surprendre, quand la complétive peut se rendre, en français, par le participe, le verbe se met à l'indicatif présent.
a) Présent d'action (auxiliaire i), si le verbe français peut se rendre par le participe présent.
Ex. : Nzi rasunu bafudu ba dimbu, bè sali. J'ai trouvé les jeunes gens du village, ils travaillent, (en train de travailler, ou, travaillant).
b) Présent d'état, si le verbe français est au participe passé.
Ex. : Nzi labilila magena a silama mu difunda. J'ai aperçu une panthère, elle est couchée (couchée), dans un hallier.

R. P. Joseph Bonneau.
GRAMMAIRE POUNQU
(suite et fin) 
PAR
le R. P. Joseph BONNEAU